A/HRC/41/16
83.
L’Ukraine a constaté que des mesures positives avaient été adoptées pour lutter
contre la traite des êtres humains, notamment la création de l’unité d’enquête pénale du
ministère public et le deuxième Plan national de lutte contre la traite des personnes et le
trafic de migrants. Elle a pris note des résultats récemment obtenus sur le plan des droits
des femmes grâce à la mise en œuvre du programme « Progresser dans la solidarité ».
84.
Le Royaume-Uni a noté avec satisfaction que la République dominicaine avait
souscrit à l’appel à l’action pour mettre fin au travail forcé, à l’esclavage moderne et à la
traite des êtres humains et avait adhéré à l’Alliance mondiale WeProtect. Il demeurait
préoccupé par le fait que les migrants sans papiers n’avaient guère accès aux droits de
l’homme, par l’absence d’un calendrier précis pour la réforme pénitentiaire et par
l’augmentation du nombre de féminicides.
85.
Les États-Unis ont jugé encourageant que la République dominicaine ait donné son
accord à la création d’un groupe de travail sur la discrimination raciale. Ils ont instamment
demandé que l’indépendance et l’impartialité de la magistrature soient strictement
respectées et ont déploré l’influence largement et indûment exercée sur les décisions
judiciaires. L’application inégale des lois sur la liberté d’association et la négociation
collective restait préoccupante.
86.
L’Uruguay a félicité la République dominicaine d’avoir ratifié le deuxième
Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques,
visant à abolir la peine de mort, ainsi que les Conventions de 2011 sur les travailleuses et
travailleurs domestiques (no 189) et de 2000 sur la protection de la maternité (no 183) de
l’OIT. Il a pris note de la création de la Direction de la lutte contre la violence fondée sur le
genre et de la mise en œuvre du plan national visant à lutter contre ce type de violence.
87.
La République bolivarienne du Venezuela a fait l’éloge du programme « Progresser
dans la solidarité », ayant pour objet de promouvoir la protection des familles les plus
pauvres. Elle a pris note de la certification de logements bon marché, de la rénovation des
hôpitaux dans tout le pays, du taux élevé de couverture des personnes âgées miséreuses par
le régime de l’assurance maladie nationale et de la création de centres éducatifs.
88.
Le Botswana a accueilli avec satisfaction la création, par le Bureau du Procureur
général, de la Direction de la lutte contre la violence fondée sur le genre, ainsi que le Plan
national de lutte contre la traite des personnes et le trafic de migrants.
89.
La délégation dominicaine a déclaré que des progrès considérables avaient été
accomplis sur les plans politique, économique, institutionnel et social. Il n’était désormais
plus question d’allégations de persécution de défenseurs des droits de l’homme ou de
journalistes ni d’assassinats, de disparitions ou d’emprisonnement.
90.
L’économie s’était développée, créant des possibilités d’emploi et de richesse. D’un
point de vue institutionnel, la délégation a évoqué le mode d’élection des juges et le
système de titularisation et de carrière judiciaire. Elle a appelé l’attention sur l’existence
d’entités autonomes par rapport au Gouvernement, telles que la Cour constitutionnelle, la
Commission électorale centrale et le Bureau du Défenseur du peuple.
91.
Sur le plan social, de larges avancées avaient été réalisées dans la lutte contre la
pauvreté et les inégalités. Le Gouvernement avait fait d’importants efforts en matière de
politiques sociales sans compromettre la stabilité macroéconomique, la croissance et la
confiance des investisseurs, l’accent étant mis en particulier sur l’éducation.
92.
La délégation a admis l’existence de problèmes tels que la violence à l’égard des
femmes et les grossesses d’adolescentes. Concernant l’apatridie, peu de pays pouvaient se
prévaloir d’un plan de régularisation des migrants comparable à celui que la République
dominicaine s’était évertuée à mettre en œuvre. En outre, la loi no 169-14 fournissait une
base normative répondant à toutes les situations juridiques possibles.
93.
La délégation a reconnu les difficultés rencontrées par le pays et a souligné que les
interventions des États lors de l’Examen périodique universel aidaient, à travers les
observations et les recommandations formulées, à mieux comprendre comment le pays était
perçu. Le Gouvernement entretenait un dialogue permanent avec les membres
d’organisations des différentes communautés afin de pouvoir saisir leurs préoccupations et
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GE.19-06553