A/HRC/41/16
l’enfance (UNICEF) et l’Union européenne. Au final, 259 976 étrangers avaient obtenu un
statut juridique leur permettant de continuer à vivre et travailler dans le pays.
8.
D’énormes investissements avaient été réalisés dans le secteur rural et une politique
d’accès au crédit avait été mise en place pour soutenir l’entreprenariat et les petites
entreprises, le tout dans une optique d’égalité des sexes. Selon un rapport récent de la
Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes, la République
dominicaine était un des pays d’Amérique latine où les niveaux de pauvreté avaient le plus
reculé ces dernières années. D’après des chiffres officiels, la proportion de pauvres était
passée de 39,7 % en 2012 à 25,5 % en 2017, ce qui représentait 1 249 401 personnes
démunies en moins.
B.
Dialogue et réponses de l’État examiné
9.
Au cours du dialogue, 66 délégations ont fait des déclarations. Les recommandations
formulées à cette occasion figurent dans la partie II du présent rapport.
10.
L’Algérie a pris note avec satisfaction des progrès considérables accomplis par la
République dominicaine dans la promotion et la protection des droits de l’homme. Elle a
relevé en particulier les résultats positifs des plans stratégiques nationaux de réduction de la
mortalité maternelle (2012-2016) et de lutte contre le travail des enfants.
11.
L’Argentine a félicité la République dominicaine d’avoir signé la Déclaration sur la
sécurité dans les écoles et adopté le programme « Progresser dans la solidarité »
(Progresando con solidaridad).
12.
L’Australie a accueilli favorablement les modifications apportées à la Constitution,
interdisant la violence à l’égard des femmes et la discrimination fondée sur le genre et la
nationalité. Elle demeurait préoccupée par la violence fondée sur le genre, les restrictions
des droits en matière de sexualité et de procréation, l’absence de progrès dans l’application
de la loi no 169-14 et la culture croissante de l’impunité, des détentions arbitraires et des
exécutions extrajudiciaires.
13.
Les Bahamas ont salué les progrès réalisés et ont mis l’accent sur le programme
« Progresser dans la solidarité ». Il a été pris note des efforts déployés pour lutter contre la
violence à l’égard des femmes, fixer pour objectif l’élimination du travail des enfants d’ici
à 2025 et de ses pires formes d’ici à 2020, combattre la traite des personnes et le trafic de
migrants et réduire la pauvreté.
14.
La Barbade a reconnu qu’une action avait été engagée en vue de renforcer le cadre
normatif des droits de l’homme. Elle a noté que, comme cela avait été expliqué à la
communauté internationale, la République dominicaine était un État multiethnique et
multiculturel et qu’il lui incombait donc de veiller à renforcer la protection et les garanties
nécessaires auxquelles a droit toute personne victime de discrimination.
15.
La Belgique a pris acte de ce qu’avait accompli la République dominicaine depuis le
précédent cycle de l’Examen périodique universel, mais s’est déclarée convaincue qu’il
était possible de progresser encore davantage pour mieux protéger les droits de l’homme
conformément aux principaux instruments internationaux y relatifs.
16.
Le Bénin a salué les progrès réalisés par la République dominicaine dans la mise
en œuvre des recommandations acceptées au cours du deuxième cycle de l’Examen
périodique universel.
17.
L’État plurinational de Bolivie a dit combien il appréciait que la République
dominicaine ainsi que les gouvernements d’États d’Amérique centrale aient signé un accord
de huit ans (2013-2021) pour promouvoir une éducation exempte de toute discrimination et
prévoyant l’égalité des chances.
18.
Le Brésil a félicité la République dominicaine d’avoir adopté son Plan national pour
les droits de l’homme et l’a exhortée à progresser dans le domaine de la prévention et de la
répression du féminicide et d’autres formes de violence à l’égard des femmes et des filles.
GE.19-06553
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