A/HRC/53/5 Introduction 1. Le Groupe de travail sur l’Examen périodique universel, créé par la résolution 5/1 du Conseil des droits de l’homme, a tenu sa quarante-deuxième session du 23 janvier au 3 février 2023. L’Examen concernant l’Argentine a eu lieu à la 2e séance, le 23 janvier 2023. La délégation argentine était dirigée par le Secrétaire aux droits de l’homme, Horacio Pietragalla Corti. À sa 10e séance, le 27 janvier 2023, le Groupe de travail a adopté le présent rapport concernant l’Argentine. 2. Le 11 janvier 2023, afin de faciliter l’Examen concernant l’Argentine, le Conseil des droits de l’homme avait constitué le groupe de rapporteurs (troïka) suivant : Bolivie (État plurinational de), Chine et Gabon. 3. Conformément au paragraphe 15 de l’annexe à la résolution 5/1 et au paragraphe 5 de l’annexe à la résolution 16/21 du Conseil, les documents ci-après avaient été établis en vue de l’Examen concernant l’Argentine : a) Un rapport national établi conformément au paragraphe 15 (al. a))1 ; b) Une compilation établie par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) conformément au paragraphe 15 (al. b))2 ; c) Un résumé établi par le HCDH conformément au paragraphe 15 (al. c))3. 4. Une liste de questions élaborée à l’avance par l’Allemagne, la Belgique, la Bolivie (État plurinational de), le Panama, le Portugal (s’exprimant au nom du Groupe d’amis pour les mécanismes nationaux d’application, d’établissement des rapports et de suivi), l’Espagne, les États-Unis d’Amérique, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, la Slovénie et la Suède avait été transmise à l’Argentine par l’intermédiaire de la troïka. Cette liste peut être consultée sur le site Web de l’Examen périodique universel. I. Résumé des débats A. Exposé de l’État objet de l’Examen 5. Le chef de la délégation a indiqué que le rapport national était le fruit d’un processus largement représentatif, mené aux niveaux fédéral et provincial, s’accompagnant d’un mécanisme consultatif qui a permis la participation d’organisations de la société civile. 6. Le 10 décembre 2019, un nouveau Gouvernement national de la République argentine était entré en fonctions avec la ferme volonté d’améliorer le fonctionnement des institutions du pays et de garantir le plein respect des droits de l’homme. L’actuel Président de la nation, Alberto Fernández, avait dès ses premières interventions publiques expressément présenté la défense des droits de l’homme comme étant la « colonne vertébrale » des politiques qui seraient adoptées dans le pays. 7. La crise provoquée par la maladie à coronavirus (COVID-19) avait aggravé la situation d’urgence économique et sociale héritée de l’ancien Gouvernement. Le nouveau Gouvernement déployait des efforts considérables pour atténuer les incidences de la pandémie, tout en engageant un processus visant à réduire la dette extérieure astronomique et en accordant la priorité à l’amélioration de la qualité de vie de la population. 8. L’Argentine s’employait, non sans difficultés, à combattre les discours de haine ainsi que leurs implications pour le vivre-ensemble démocratique, qui avaient gagné en visibilité ces derniers temps à la suite de plusieurs événements graves, dont le point culminant avait été la tentative d’assassinat contre l’actuelle Vice-Présidente et deux fois Présidente de la République Cristina Fernández de Kirchner. Ce phénomène exigeait non seulement une réflexion, mais aussi une action de la communauté internationale, car les discours de haine 1 2 3 2 A/HRC/WG.6/42/ARG/1. A/HRC/WG.6/42/ARG/2. A/HRC/WG.6/42/ARG/3. GE.23-03427

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