A/HRC/55/13 64. La demande du Parti nationaliste du Bangladesh, parti d’opposition, d’organiser ces élections générales sous la conduite d’un gouvernement intérimaire était inconstitutionnelle et illégale. Malgré les efforts du Gouvernement pour encourager les activités politiques pacifiques, certains partis politiques, en particulier le Parti nationaliste du Bangladesh et ses alliés, s’en étaient pris violemment aux forces de l’ordre, au pouvoir judiciaire, à des journalistes, à des civils et aux institutions publiques. Face à ces actions, le Gouvernement avait pris des mesures minimales, raisonnables et modérées ; il n’avait pas recouru à des détentions arbitraires et n’avait procédé à des arrestations que sur la base d’allégations spécifiques, sans considérations politiques. 65. La délégation est revenue sur la condamnation pour corruption de Begum Khaleda Zia, ancienne Présidente du Parti nationaliste du Bangladesh, et les affaires en suspens qui remontaient à l’époque où le gouvernement intérimaire était pouvoir, de 2007 à 2008. La Première Ministre ayant suspendu la peine d’emprisonnement de Mme Zia en raison de son état de santé, celle-ci était soignée à l’hôpital Evercare de Dacca. Mme Zia ayant accepté les conditions fixées, la loi en vigueur ne permettait pas de modifier ces conditions par la suite. 66. Pour ce qui était de la ratification des conventions et des protocoles facultatifs, le Bangladesh était partie à huit des neuf principaux traités relatifs aux droits de l’homme, au Protocole facultatif à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et au Protocole facultatif se rapportant à la Convention relative aux droits des personnes handicapées. La décision d’adhérer ou non au dernier traité fondamental relatif aux droits de l’homme − la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées − dépendait de la possibilité de renforcer des institutions nationales pour qu’elles puissent s’acquitter des obligations qui en découlaient. Les dispositions de la Convention et leurs implications pour le système juridique en place devaient aussi faire l’objet d’une analyse approfondie. 67. Seuls les crimes les plus graves et les plus odieux étaient passibles de la peine capitale, le Bangladesh opérant un glissement progressif vers d’autres peines, notamment l’emprisonnement à vie. 68. Le Bangladesh restait en contact avec le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, à qui il communiquait des informations sur les cas de disparition forcée et des informations à jour sur presque tous les cas de disparition forcée allégués. 69. Le Bangladesh avait adopté une série de mesures relatives à l’égalité des genres, notamment la révision des lois en vigueur et la modification progressive des lois qui compromettaient l’égalité des chances entre les femmes et les hommes dans tous les domaines de la vie nationale. 70. Les efforts déployés pour combattre la violence contre les enfants comprenaient des mesures visant à interdire les châtiments corporels dans tous les contextes. Les châtiments corporels dans les établissements d’enseignement avaient déjà été interdits et la loi sur l’enfance (2013) réprimait toutes les formes de violence contre les enfants. Depuis 2018, 13 998 dossiers avaient été ouverts pour des infractions commises contre des enfants. 71. Le Bélarus a pris note des efforts visant à élargir l’accès à l’éducation et à protéger les droits des femmes, des enfants et des personnes âgées. 72. La Belgique a félicité le Bangladesh pour les progrès qu’il avait accomplis concernant l’éducation, la santé et les taux de mortalité, tout en l’invitant à redoubler d’efforts dans le domaine des droits de l’homme. 73. Le Bhoutan a salué le rôle actif que jouait le Bangladesh au sein du Conseil des droits de l’homme et pris note des progrès accomplis pour favoriser l’autonomie politique des femmes et la réalisation des objectifs de développement durable. 74. Le Botswana a félicité le Bangladesh pour les mesures positives qu’il avait prises en faveur des droits de l’homme, en particulier le renforcement de l’indépendance de la Commission nationale des droits de l’homme et l’élaboration de la Stratégie nationale pour la santé de l’adolescent (2017-2030). GE.23-24573 7

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