A/HRC/48/14
60.
Le Timor-Leste a noté la création de la Commission des droits de l’homme des
Seychelles et accueilli avec satisfaction les mesures prises pour améliorer l’accès des femmes
et des filles à la justice et pour lutter contre la traite des personnes.
61.
Le Togo a félicité les Seychelles d’avoir adhéré à plusieurs instruments internationaux
et pris des mesures pour promouvoir et protéger les droits des personnes vulnérables,
notamment les femmes, les enfants et les personnes handicapées.
62.
La Trinité-et-Tobago a noté que les Seychelles avaient promulgué de nouvelles lois
qui favorisaient le respect des droits de l’homme et a salué les efforts du système judiciaire
visant à réduire l’arriéré d’affaires à instruire. Elle a également noté que les Seychelles se
mobilisaient en faveur d’une action climatique ambitieuse.
63.
La Tunisie s’est déclarée satisfaite de l’établissement de la commission nationale des
droits de l’homme, ainsi que des efforts déployés pour réformer le système judiciaire, lutter
contre la traite des êtres humains et le blanchiment d’argent et garantir la protection des
enfants.
64.
La Turquie a accueilli avec satisfaction la création du Bureau du Médiateur et les
travaux du Comité national de coordination de la lutte contre la traite des personnes. Elle a
également salué les activités menées par la Commission vérité, réconciliation et unité
nationale.
65.
L’Ukraine a noté la volonté des Seychelles de s’attaquer aux problèmes relatifs aux
droits de l’homme en adoptant de nouvelles dispositions législatives et en modifiant les
grandes orientations existantes. Elle s’est également réjouie que les Seychelles s’emploient
à protéger les droits des femmes, des enfants et des personnes handicapées.
66.
Le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord a félicité les Seychelles
d’avoir été l’un des premiers signataires de la coalition pour la liberté des médias et les a
encouragées à faire en sorte que tous les premiers intervenants suivent systématiquement une
formation portant sur les formes d’esclavage moderne.
67.
Les États-Unis d’Amérique ont pris note avec satisfaction de l’élection d’octobre 2020
et du transfert pacifique et sans heurts du pouvoir.
68.
L’Uruguay s’est réjoui que les Seychelles aient ratifié la Convention internationale
pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et a appelé la
communauté internationale à continuer de soutenir les efforts du pays visant à promouvoir
les droits de l’homme.
69.
En réponse aux questions reçues au préalable, les Seychelles ont donné des indications
sur les mesures prises pour éliminer la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et
l’identité de genre. La délégation a reconnu qu’il devait y avoir un changement d’attitude de
la société à l’égard de la communauté LGBTI et a noté que le Conseil des ministres avait
approuvé la création d’une Commission de réforme législative qui serait notamment chargée
de traiter de questions relatives à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, y compris la
question du mariage entre personnes de même sexe.
70.
La délégation a déclaré que les Seychelles continuaient à combattre activement la
traite des êtres humains. Le Comité national de coordination de la lutte contre la traite des
personnes faisait l’objet d’une restructuration visant à le rendre plus efficace et une ligne
d’assistance téléphonique avait été mise en place pour signaler d’éventuels cas de traite. La
délégation a également noté l’adoption en 2019 de la politique nationale relative à la
migration de main-d’œuvre et a indiqué que des activités de formation portant sur la traite
des êtres humains et l’exploitation des enfants avaient été organisées auprès des agents du
Département de l’emploi chargés de l’application des lois. Le Département de l’emploi avait
mené des inspections du travail inopinées dans tous les secteurs qui employaient un grand
nombre de travailleurs migrants, y compris la pêche, le tourisme et le bâtiment. Un nouveau
plan d’action national contre la traite des personnes (2021-2023) était en cours d’élaboration
et devait être achevé au mois de juillet ou d’août 2021 au plus tard.
71.
L’indépendance de la Commission seychelloise des médias était garantie par la loi de
2010 sur la Commission, qui prévoyait la nomination de son conseil d’administration dans
des conditions de transparence et favorisait la pluralité des médias. En adoptant une approche
GE.21-09346
7