A/HRC/48/16
8.
L’approche singapourienne en matière de promotion des droits de l’homme se voulait
pragmatique, axée sur les résultats et le respect de l’état de droit, le but étant de réaliser
l’équilibre nécessaire entre les intérêts individuels et les besoins de la société. En 2020,
Singapour était classée douzième selon l’indice de développement humain et douzième pour
l’égalité des genres selon l’indice d’inégalité de genre.
9.
Des débats rigoureux s’étaient poursuivis dans les sphères parlementaire et locale sur
la manière dont Singapour pouvait s’adapter aux situations changeantes. Pour préparer le
présent examen, le Gouvernement avait tenu avec la société civile des consultations en sus
de la coopération qu’elle entretenait habituellement avec ces organisations dans le domaine
des droits de l’homme. Singapour était reconnaissante à la société civile de sa contribution
au processus de l’Examen périodique universel.
10.
La ratification, en 2017, de la Convention internationale sur l’élimination de toutes
les formes de discrimination raciale atteste de l’engagement de Singapour en faveur d’une
société libre de discrimination raciale.
11.
Le Gouvernement avait augmenté les subventions à l’acquisition d’un logement en
visant plus particulièrement les familles à faible revenu. Plus de 90 % de la population de
Singapour était propriétaire de son logement.
12.
Pour promouvoir le droit à l’éducation, et conformément à l’objectif de
développement durable 4, d’importants investissements avaient été réalisés dans l’éducation
de la petite enfance. Les bourses d’études supérieures avaient fait l’objet d’un examen
régulier et le Gouvernement continuerait d’œuvrer à la préservation de la mobilité sociale.
Conscient de l’importance de l’apprentissage tout au long de la vie, il avait aidé ses
administrés de tous âges à se perfectionner et à acquérir de nouvelles compétences dans le
cadre du mouvement SkillsFuture.
13.
Un soutien social accru avait été mis à la disposition des membres vulnérables de la
société. L’État avait continué de verser les suppléments en espèces destinés aux travailleurs
à bas salaire et aux personnes âgées, ainsi que les subventions visant à mettre les appareils
numériques et Internet à la portée des groupes à faible revenu.
14.
Le Gouvernement avait inauguré une série de conversations nationales dans le but de
recueillir les avis de la population sur la situation des Singapouriennes au foyer, au travail, à
l’école et dans la communauté. L’initiative déboucherait sur un livre blanc présentant au
Parlement des recommandations visant à renforcer le développement des femmes.
15.
Singapour est d’avis qu’il ne peut y avoir de conception unique du développement et
de la concrétisation des droits de l’homme, car chaque société présente des caractéristiques
propres.
16.
En réponse à la pandémie de COVID-19, l’État avait pris en charge les frais médicaux
des patients COVID-19 pris en charge par les hôpitaux publics, y compris en soins intensifs,
qu’ils soient citoyens ou résidents de longue durée. La stratégie nationale de vaccination avait
été mise en œuvre. Elle accordait la priorité aux groupes à haut risque et vulnérables, parmi
lesquels les travailleurs migrants.
17.
Au-delà de ses effets sur la santé publique, la pandémie a également eu de graves
conséquences socioéconomiques. Singapour avait consacré près de 75 milliards de dollars à
des mesures sanitaires, de protection sociale et de relance dont la plupart s’adressaient aux
groupes vulnérables que sont notamment les ménages à revenu faible ou moyen, les enfants,
les personnes âgées, les travailleurs migrants et les personnes exposées à la violence
domestique.
18.
Singapour avait prévu des subventions et des programmes de cofinancement des
salaires et d’aide aux Singapouriens à revenu faible ou moyen qui avaient perdu leur emploi
ou subi une importante perte de revenu. Pendant la période de confinement, les services
sociaux et les recours juridiques étaient restés à la disposition des personnes exposées à la
violence familiale. Singapour avait également pris des dispositions pour qu’en dépit des
difficultés créées par la pandémie, les enfants puissent poursuivre leur éducation sans entrave.
L’apprentissage à domicile avait pris le relais des écoles lorsque celles-ci avaient dû être
fermées. Des tablettes, des ordinateurs portables et des appareils connectés à Internet avaient
GE.21-09348
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