A/HRC/48/5
circonstances et autres évolutions nouvelles, en vue d’assurer le bien-être, la quiétude et la
sécurité des populations. De nouvelles structures chargées de la protection des droits de
l’homme avaient été créées et d’autres, déjà existantes, avaient été renforcées.
8.
Le Niger avait adopté plusieurs politiques, programmes et stratégies assortis de plans
d’action, afin d’améliorer les conditions de vie de ses populations. La mise en œuvre de ces
politiques, programmes et stratégies avait fait gagner au pays plus de 10 points en matière de
développement et contribué à réduire le taux de pauvreté de 48 % en 2014 à 40,2 % en 2019.
Le secteur judiciaire avait fait l’objet de grandes réformes qui avaient permis d’augmenter
significativement le taux de couverture juridictionnelle, passé de 59,70 % en 2018 à 64,18 %
en 2019, soit une progression de 4,48 points de pourcentage.
9.
Sur le plan de la coopération avec les procédures spéciales, le Niger avait reçu la visite
du Rapporteur spécial sur les droits humains des migrants du 1 er au 8 octobre 2018, du
Sous-Comité pour la prévention de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains
ou dégradants du 29 janvier au 4 février 2017, et de la Direction exécutive du Comité contre
le terrorisme du 9 au 11 juillet 2018, lesquels avaient librement mené leurs missions et dressé
leurs rapports. Le Niger avait également rattrapé tout le retard accusé, en soumettant tous ses
rapports initiaux et périodiques devant les organes conventionnels de l’Organisation des
Nations Unies et des différentes entités africaines.
10.
Le moratoire de facto sur la peine de mort était toujours observé, aucun condamné à
mort n’ayant été exécuté depuis 2016. Le Gouvernement poursuivait activement les
consultations avec toutes les parties prenantes nationales en vue de parvenir à un consensus
sur l’abolition de cette peine.
11.
La volonté politique des nouvelles autorités à lutter contre l’impunité était clairement
annoncée, comme l’attestait le discours d’investiture du Président de la République, lequel
déclarait en substance qu’il mènerait une lutte implacable contre les délinquants, quelles que
fussent leur appartenance politique, leur rang social ou leurs relations familiales.
12.
Le taux brut de scolarisation au niveau primaire était passé de 63,5 % en 2010 à 73 %
en 2020. En ce qui concernait le secondaire, ce taux était passé de 17,8 % en 2010 à 34,4 %
en 2020. Quant au secteur de l’enseignement professionnel et technique, le taux des
apprenants était passé de 29,65 % en 2010 à 37,65 % en 2020. Enfin, au niveau de
l’enseignement supérieur, quatre nouvelles universités avaient été créées, et le nombre des
étudiants était passé de 19 784 en 2010 à 89 674 en 2020.
13.
S’agissant du droit à la santé, les efforts réalisés visaient à améliorer l’accès aux soins
et à l’offre de services, les prestations, la prévention, la disponibilité des produits et les
ressources humaines. Le taux de couverture sanitaire s’élevait à 52,74 % en 2020. Concernant
la maladie à coronavirus (COVID-19), le Niger avait connu son premier cas le 19 mars 2020
et avait pris très tôt des mesures pour gérer de manière efficace cette crise sanitaire, avec
l’adoption d’un plan global de réponse décliné en 38 mesures et directives, dont l’état
d’urgence sanitaire. Ce plan avait engendré des résultats probants, se traduisant par une
évolution stable de la pandémie avec un taux de guérison de 95 %, un coefficient de
transmissibilité qui avait évolué de 5 à 0,17 %, et un taux de létalité de 5,68 %.
14.
Malgré toutes les avancées enregistrées par le Niger pendant la période couverte par
le présent rapport, bien des défis entravaient le chemin vers la réalisation effective des droits
de l’homme. Il s’agissait notamment de ceux liés au terrorisme, à la criminalité organisée,
aux questions environnementales, à la forte démographie, à la condition des femmes, aux
pesanteurs socioculturelles, et à l’afflux massif des réfugiés et autres migrants.
15.
Le terrorisme, avec son lot d’assassinats, d’incendies, de destructions de biens, de
déplacements et de disparitions forcées, était sans doute le plus préoccupant de ces défis.
B.
Dialogue et réponses de l’État objet de l’Examen
16.
Au cours du dialogue, 95 délégations ont fait des déclarations. Les recommandations
faites à cette occasion figurent dans la partie II du présent rapport.
GE.21-09329
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