A/HRC/48/7 adressé une invitation permanente à tous les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales. 9. La délégation s’est vivement félicitée du rôle actif joué par les organisations de la société civile dans l’Examen périodique universel et de leurs précieuses contributions à ce mécanisme aux niveaux national et international. 10. L’Estonie a insisté sur son rôle au Conseil de sécurité, au sein duquel elle avait souligné l’importance de la notion d’ordre international fondé sur des règles et du respect du droit international, y compris le droit international humanitaire et le droit international des droits de l’homme. Elle a estimé que la prévention des conflits constituait une part essentielle des activités du Conseil de sécurité et que les violations des droits de l’homme étaient un signe avant-coureur de conflit potentiel. L’Estonie s’est prononcée en faveur d’un meilleur échange d’informations entre le Conseil de sécurité et le Conseil des droits de l’homme, les procédures spéciales et le HCDH. 11. En tant que membre du Conseil de sécurité, l’Estonie a considéré qu’il fallait, à titre prioritaire, avancer sur la voie de la participation pleine, égale et véritable des femmes à toutes les étapes de la résolution des conflits et mettre fin à l’impunité des auteurs de violences sexuelles en temps de conflit. Elle a également insisté sur le fait que la lutte contre l’impunité et la quête de justice étaient des facteurs essentiels d’une paix, d’une sécurité et d’une réconciliation durables. 12. L’Estonie a souligné qu’elle soutenait activement le rôle et le mandat de la Cour pénale internationale , ainsi que l’indépendance et l’impartialité de la Cour dans le cadre de son mandat. L’Estonie a également fait observer qu’elle soutenait depuis longtemps les travaux du Fonds de la Cour au profit des victimes. 13. L’Estonie a indiqué qu’elle ne disposait pas de mécanisme national spécial pour la mise en œuvre et le suivi des recommandations, mais qu’elle s’efforçait de coopérer avec différents ministères, agences et parties prenantes pour mettre en œuvre les recommandations et les engagements pris volontairement. 14. L’Estonie a souligné l’entrée en vigueur dans le pays, en décembre 2020, de la Convention du Conseil de l’Europe sur l’accès aux documents publics, qui reconnaissait un droit général d’accès aux documents officiels détenus par les autorités publiques. Elle a également mis en avant le Protocole no 15 portant amendement à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, visant à préserver l’efficacité de la Cour européenne des droits de l’homme. 15. L’Estonie a annoncé avoir franchi une étape importante en confiant au Chancelier de la justice les fonctions d’institution nationale chargée des droits de l’homme en 2019. Le Sous-Comité d’accréditation de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’homme lui avait attribué le statut « A ». Selon la délégation, l’Estonie n’avait pas besoin d’une institution supplémentaire spécialisée dans la protection des droits des personnes appartenant à des minorités ou des immigrants. Le pays avait créé un poste de représentant spécial pour les droits de l’homme et les migrations au sein du Ministère des affaires étrangères, ainsi que des postes de représentants spéciaux pour la cybersécurité et la politique climatique et énergétique. 16. La délégation a déclaré que le Gouvernement avait approuvé le tout premier plan d’action relatif à la diplomatie des droits de l’homme. La diplomatie des droits de l’homme de l’Estonie était restée la même depuis des décennies, se concentrant sur la protection des droits des femmes, des enfants et des peuples autochtones ; la protection de la liberté d’expression, y compris en ligne ; la défense des principes de la société civile, de l’état de droit et de la démocratie ; et la lutte contre l’impunité. L’Estonie a ajouté que, le domaine des droits de l’homme étant en constante évolution, ce plan d’action portait également sur de nouveaux domaines d’intervention, par exemple les solutions technologiques et les droits de l’homme. 17. La liberté des médias constituait un autre volet du plan d’action. La délégation a souligné le rôle important joué par la coalition pour la liberté des médias en matière de protection des journalistes, de liberté d’expression en ligne et hors ligne et de lutte contre la désinformation. GE.21-08519 3

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