A/HRC/48/7
18.
L’Estonie s’est déclarée déterminée à apporter sa contribution pour trouver le meilleur
moyen de relever les défis posés par les nouvelles technologies, précisant que, dans les projets
de coopération pour le développement, elle s’était particulièrement efforcée d’aider les États
à renforcer leur cybersécurité et leur bonne gouvernance. L’Estonie a signalé qu’elle croyait
fermement aux avantages de la société numérique et de l’administration en ligne, qui
permettaient notamment une meilleure protection des droits de l’homme, comme l’accès à la
justice ; une plus grande transparence dans la prise de décisions ; une démocratie plus saine ;
et une meilleure protection de l’état de droit.
19.
En outre, l’Estonie avait adopté des plans d’action consécutifs pour la mise en œuvre
de la résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité, sur les femmes, la paix et la sécurité. Le
pays soutenait depuis longtemps l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et
l’autonomisation des femmes (ONU-Femmes) et la Représentante spéciale du Secrétaire
général chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit.
20.
L’Estonie a souligné sa grande expérience en matière de politiques d’intégration
horizontale, d’autant plus qu’un tiers de sa population était issu de l’immigration. Elle avait
régulièrement pris des mesures juridiques et politiques afin de favoriser l’acquisition de la
nationalité estonienne et de réduire le nombre de personnes de nationalité indéterminée. Le
Plan de développement pour une Estonie unie pour 2021-2030, qui était le quatrième plan
consécutif de ce type, était en cours de préparation, dans le but de promouvoir une élaboration
cohérente des politiques et une société inclusive en Estonie, et avec d’autres objectifs dans
les domaines de l’adaptation et de l’intégration, de la société civile et des ressortissants
estoniens vivant à l’étranger.
21.
La lutte contre la violence domestique, la violence à l’égard des femmes et la traite
des êtres humains était restée une priorité pour l’Estonie, qui avait poursuivi ses efforts pour
éliminer ces types de violence. La Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la
lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention
d’Istanbul) était entrée en vigueur en Estonie en 2017.
22.
S’agissant des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes, la
délégation a signalé l’adoption en 2014 de la loi relative aux partenariats enregistrés, entrée
en vigueur le 1er janvier 2016, qui avait légalisé les unions entre personnes de même sexe.
Des unions entre partenaires de même sexe avaient été enregistrées conformément à cette loi,
et la Cour suprême avait reconnu leur légalité dans la jurisprudence nationale, malgré
l’absence de lois pertinentes relatives à leur mise en œuvre.
B.
Dialogue et réponses de l’État objet de l’Examen
23.
Au cours du dialogue, 95 délégations ont fait des déclarations. Les recommandations
faites à cette occasion figurent dans la partie II du présent rapport.
24.
Le Népal a pris note des mesures adoptées pour prévenir la violence à l’égard des
enfants et promouvoir une société numérique. Il a encouragé la mise en œuvre du plan de
développement de la protection sociale (2016-2023).
25.
Les Pays-Bas ont félicité l’Estonie d’avoir approuvé le plan d’action national en
faveur des droits de l’homme.
26.
Le Niger a accueilli favorablement la création d’une institution nationale des droits de
l’homme, de la fonction de représentant spécial pour les droits de l’homme et les migrations,
ainsi que du mécanisme de suivi de la Convention relative aux droits des personnes
handicapées.
27.
Le Nigéria a salué les efforts déployés par l’Estonie pour lutter contre les crimes de
haine, la traite des êtres humains et l’exploitation par le travail, et pour protéger les victimes.
28.
La Macédoine du Nord a encouragé l’Estonie à prendre des mesures supplémentaires
en faveur de l’égalité des sexes et de la protection des enfants.
29.
Le Pakistan a noté avec préoccupation l’absence de législation efficace contre les
discours et les crimes haineux.
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GE.21-08519