A/HRC/57/7 vue d’améliorer la vie des personnes. Le rapport national avait été élaboré dans un esprit d’exhaustivité, d’inclusion et de transparence, avec la participation de toutes les parties prenantes concernées. Au total, 239 (99,2 %) des 241 recommandations acceptées à l’issue du troisième cycle avaient été entièrement ou partiellement appliquées. 9. Des efforts considérables avaient été déployés pour améliorer le cadre juridique de sorte que les droits de l’homme soient mieux garantis, avec 45 lois adoptées ou modifiées au cours de la période considérée. Les textes législatifs avaient été élaborés de manière inclusive et transparente. 10. Le développement rapide des médias de masse, d’Internet et des médias sociaux avait renforcé la liberté de la presse, la liberté d’expression et l’accès à l’information. Le nombre d’internautes avait dépassé les 78 millions de personnes au Viet Nam, où la quasi-totalité de la population avait désormais accès au réseau mobile 4G. 11. Le Viet Nam défendait la liberté de religion ou de conviction et promouvait l’égalité entre les religions, tout en interdisant la discrimination fondée sur la religion. Diverses religions y étaient pratiquées dans près de 30 000 lieux de culte par plus de 26,5 millions d’adeptes. De grands événements religieux internationaux s’étaient tenus dans le pays et le Saint-Siège avait récemment nommé le premier représentant pontifical résident au Viet Nam, signe d’une amélioration des relations entre les deux États. 12. La liberté d’association, reconnue dès 1946 dans la première Constitution, avait été renforcée depuis, et 72 000 associations actives contribuaient au développement socioéconomique durable du pays et au bien-être de sa population. 13. Face aux défis posés par la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19), le Viet Nam avait mobilisé l’ensemble de l’administration et de la société pour protéger la santé et les moyens de subsistance de sa population. Des prestations d’aide sociale d’un montant de près de 4 milliards de dollars des États-Unis avaient été octroyées aux groupes touchés. Ces mesures avaient permis de faire baisser le taux de pauvreté multidimensionnelle à 5,7 % en 2023. Dans le cadre d’une campagne de vaccination à grande échelle, 266 millions de doses de vaccin anti-COVID-19 avaient été administrées en deux ans. La part de la population couverte par l’assurance maladie avait atteint près de 94 % à la fin de l’année 2023. 14. Le Viet Nam avait accompli des progrès considérables en matière de promotion de l’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes, se classant 72e sur 146 pays selon l’Indice mondial des disparités entre hommes et femmes en 2023. Le premier plan d’action national en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité avait été récemment adopté. 15. Le Viet Nam, conscient que les droits de l’homme étaient étroitement liés au développement durable, visait une croissance économique soutenue tout en veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte. Malgré la pandémie, le produit intérieur brut (PIB) du pays avait rebondi. Au cours de la période considérée, le PIB par habitant avait augmenté de 25 %. Le pays avait continué de progresser dans le classement établi au regard de l’indice de développement humain. 16. Le Viet Nam s’était engagé à réduire à zéro ses émissions nettes d’ici à 2050 et à passer à une économie verte. Il soutenait en priorité les groupes vulnérables et défendait la transparence et l’inclusion dans le processus de transition énergétique. 17. Le Viet Nam a souligné l’importance du dialogue et de la coopération pour promouvoir et protéger les droits de l’homme et favoriser la tolérance, l’inclusion, l’unité et le respect de la diversité. Il restait déterminé à respecter les obligations que lui imposaient les traités internationaux relatifs aux droits de l’homme auxquels il était partie. Il collaborait activement avec les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme, et le Rapporteur spécial sur le droit au développement s’était rendu au Viet Nam à l’invitation du pays. 18. Le Viet Nam a reconnu qu’il ne fallait pas se satisfaire des progrès accomplis, car des défis et des difficultés subsistaient, notamment dans les domaines de la réduction de la pauvreté, de la nutrition, de l’égalité des sexes, des ressources allouées aux programmes de sécurité et de protection sociales, et de la qualité des services administratifs. Les cadres juridiques et politiques relatifs aux droits de l’homme devaient également être améliorés. GE.24-09937 3

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