A/HRC/47/6 92. La censure avait été abolie en 2006 par l’ordonnance no 017-2006 du 12 juillet 2006 sur la liberté de la presse. La loi no 2011-025 du 8 mars 2011 avait pris en compte la presse électronique, la libéralisation de la communication audiovisuelle et l’aide financière à la presse privée, et avait procédé à la suppression de la peine d’emprisonnement pour les délits de presse. Elle avait également aboli la censure des opinions. Enfin, la loi no 2010-045 du 26 juillet 2010 relative à la communication audiovisuelle avait consacré l’ouverture du secteur de l’audiovisuel, jusqu’alors monopole d’État. Dans ce cadre, cinq chaînes de radio privées et cinq chaînes de télévision privées avaient été autorisées. 93. L’État de Palestine a salué les résultats obtenus par la Mauritanie en matière d’éducation et les mesures qu’elle a prises pour améliorer la qualité de l’enseignement pour les femmes et pour protéger les droits des personnes handicapées. 94. Le Soudan a félicité la Mauritanie pour ses réformes constitutionnelles de 2017 et pour le transfert démocratique de pouvoir qui s’est déroulé pacifiquement à l’issue de l’élection présidentielle de 2019. 95. La Suisse a salué les efforts faits par le Gouvernement depuis l’élection présidentielle de 2019 pour améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays. 96. Le Togo a pris note des progrès significatifs accomplis par la Mauritanie ces dernières années dans le domaine des droits de l’homme. 97. La Tunisie a accueilli avec satisfaction la ratification du Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture, de la Convention de 1975 sur les travailleurs migrants (dispositions complémentaires) (no 143) et de la Convention de 1976 sur les consultations tripartites relatives aux normes internationales du travail (n o 144) de l’OIT, et de la Charte arabe des droits de l’homme. 98. L’Ouganda a félicité la Mauritanie pour sa réforme constitutionnelle réussie en 2017 et pour les élections politiques qui ont suivi. Il a relevé les difficultés rencontrées par la Mauritanie en ce qui concerne l’insuffisance de ressources pour les institutions des droits de l’homme, qui ont été aggravées par la pandémie de COVID-19. 99. L’Ukraine a pris note des efforts déployés par la Mauritanie pour éradiquer les mutilations génitales féminines, le mariage forcé et le mariage d’enfants, et de l’adoption d’une législation érigeant en infraction la discrimination. Elle a souligné que le fait d’avoir rendu la peine de mort obligatoire en cas d’apostasie et de blasphème suscitait de graves préoccupations. 100. Les Émirats arabes unis ont salué la création de trois nouveaux tribunaux pour lutter contre l’esclavage et les pratiques analogues et de trois tribunaux de district pour lutter contre la corruption, en plus des réformes concernant des institutions clefs. 101. Le Royaume-Uni a reconnu la détermination de la Mauritanie à améliorer l’accès à l’enseignement primaire et secondaire et a exhorté le Gouvernement à donner la priorité à l’accès des filles à douze années d’enseignement de qualité pour qu’elles bénéficient des mêmes conditions que les garçons. 102. Les États-Unis ont félicité la Mauritanie d’avoir pris des mesures pour s’attaquer à la traite des personnes, à l’esclavage héréditaire et à d’autres atteintes aux droits de l’homme, tout en indiquant que des mesures supplémentaires étaient nécessaires. Ils ont fait part de leur inquiétude au sujet du travail des enfants. 103. L’Uruguay a salué la ratification de la Convention de 1975 sur les travailleurs migrants (dispositions complémentaires) (no 143) et de la Convention de 1976 sur les consultations tripartites relatives aux normes internationales du travail (no 144) de l’OIT. Il a félicité la Mauritanie d’avoir érigé la torture en infraction et d’avoir créé un mécanisme national de prévention de la torture. 104. La République bolivarienne du Venezuela a salué les mesures importantes que la Mauritanie avait prises pour faire en sorte que les secteurs les plus vulnérables de la société exercent leurs droits, y compris les droits à l’enseignement gratuit et à la propriété foncière, et les efforts qu’elle avait déployés pour combattre la malnutrition chez les femmes et les enfants grâce à des transferts en espèces et à la distribution gratuite de nourriture. GE.21-04660 9

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