A/HRC/48/4
51.
L’Azerbaïdjan a accueilli avec intérêt les mesures prises pour mettre en œuvre les
recommandations issues de l’examen précédent.
52.
Les Bahamas ont pris note de la ratification, entre autres, de la Convention contre la
torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
53.
Le Bangladesh a salué les efforts consentis pour maintenir la paix et la stabilité.
54.
La Barbade a déclaré que la Namibie devait rester déterminée à protéger les droits
humains, en particulier en ce qui concernait la participation politique.
55.
La délégation de la Namibie a indiqué que les détenus condamnés bénéficiaient de
services de réadaptation pour faciliter leur réinsertion dans la société et que l’administration
pénitentiaire namibienne avait entrepris d’aligner ses politiques et ses infrastructures sur
l’Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus (Règles
Nelson Mandela).
56.
De nouvelles mesures avaient été prises pour abolir les châtiments corporels,
notamment la promulgation de la loi (n o 3 de 2020) sur l’éducation de base et de la loi (n o 3
de 2015) sur la prise en charge et la protection des enfants. Un nouveau programme scolaire
visant, entre autres, à renforcer l’éducation sexuelle et à permettre aux filles enceintes de
terminer leur scolarité était en voie d’achèvement.
57.
À l’issue des procès pour haute trahison de Caprivi, qui s’étaient terminés en
septembre 2015, 30 personnes avaient été condamnées à des peines d’emprisonnement et
79 autres avaient été acquittées. Certains condamnés avaient fait appel de leur condamnation
et certaines des personnes acquittées avaient engagé des poursuites contre l’État. Pour
accélérer les procédures judiciaires, le programme Aspirant Judges (Aspirants juges) avait
été introduit pour renforcer les capacités des juges. Un programme similaire avait été mis en
place pour les aspirants magistrats et procureurs et avait connu un franc succès.
58.
En ce qui concerne la protection des enfants victimes de violences, le plan national de
lutte contre la violence fondée sur le genre (2019-2023) avait été mis en place et des
modifications de la loi (no 4 de 2003) sur la lutte contre la violence familiale avaient été
déposées. On s’employait à lutter contre certaines pratiques sociales et culturelles par
l’éducation et des campagnes de sensibilisation. La loi (n o 8 de 2000) sur la lutte contre le
viol, la loi (no 4 de 2003) sur la lutte contre la violence domestique et la loi (no 3 de 2015)
sur la prise en charge et la protection des enfants interdisaient expressément toute forme
d’exploitation sexuelle des enfants. Un texte de loi portant plus précisément sur l’exploitation
sexuelle en ligne était en cours d’élaboration.
59.
La Namibie avait continué de faire des progrès dans la promotion de l’égalité des
sexes, notamment par le biais de la politique nationale en faveur de l’égalité des sexes, qui
avait défini 12 domaines servant d’indicateurs pour l’égalité des sexes et à l’autonomisation
des femmes. La Constitution prévoyait une protection contre toutes les formes de
discrimination. Les membres des groupes vulnérables, notamment les personnes LGBTIQ et
les travailleurs du sexe, avaient un accès libre de toute entrave aux établissements de santé
publics, et le Gouvernement continuerait de sensibiliser les fonctionnaires à l’interdiction de
la discrimination et aux préjugés culturels envers les membres de ces groupes.
60.
La loi (no 26 de 2004) sur le Conseil national des personnes handicapées et la politique
nationale sur le handicap faisaient l’objet d’une révision visant à garantir leur alignement sur
la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Des mesures étaient prises pour
éliminer les pratiques culturelles préjudiciables, notamment en faisant appel à la
collaboration des chefs traditionnels. La loi (n o 3 de 2015) sur la prise en charge et la
protection des enfants interdisait les pratiques coutumières préjudiciables, y compris le
mariage d’enfants et les relations sexuelles précoces.
61.
Plusieurs mesures avaient été prises pour atténuer les effets de la pandémie de
COVID-19 sur les droits de l’homme, notamment l’octroi d’une allocation de revenu
d’urgence, la gratuité du dépistage du COVID-19 et des vaccins, l’accès à l’éducation en
ligne et l’ouverture de crédits budgétaires pour couvrir les subventions aux employeurs et les
programmes de protection des travailleurs.
6
GE.21-08773