A/HRC/48/4
interventions médicales et aux tests de dépistage du VIH/sida. Le projet de loi sur les enfants
en conflit avec la loi était en phase finale de préparation.
9.
En moyenne, 19 % du budget de l’État était consacré à l’éducation. Cette dotation
couvrait, entre autres, l’ensemble des besoins éducatifs fondamentaux et des programmes de
repas scolaires dans les écoles publiques. Certes, il subsistait encore des obstacles au maintien
d’un niveau constant d’enseignement dans toutes les écoles, mais le Gouvernement restait
persuadé que cela serait réalisable avec l’aide des partenaires et grâce à la mise en œuvre de
la politique de formation générale des éducateurs. La promulgation de la loi (n o 3 de 2020)
sur l’éducation de base avait constitué un véritable progrès dans l’amélioration de l’accès à
l’éducation inclusive. L’accès des enfants des communautés marginalisées à l’éducation de
base s’était amélioré grâce à des écoles mobiles et à des mesures incitatives visant à attirer
des enseignants qualifiés dans les zones reculées pour y enseigner. La pandémie de maladie
à coronavirus (COVID-19) avait sérieusement mis à mal le secteur de l’éducation.
10.
En dépit du fardeau important de l’infection à VIH et du sida − le taux de prévalence
chez les adultes étant de 12,8 % −, la Namibie avait atteint la cible 90-90-90 du Programme
commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) en 2020 et s’était engagée à
atteindre la cible 95-95-95 en 2030. La mortalité infanto-juvénile et la mortalité maternelle
avaient reculé. Un plan national ciblé de riposte aux pandémies, comme la pandémie de
COVID-19, aux épidémies d’hépatite E, au cancer, au diabète et aux maladies rénales, était
mis en œuvre.
11.
L’élargissement de l’accès à l’aide juridictionnelle avait permis d’améliorer l’accès à
la justice. Des conseillers juridiques avaient été déployés dans tous les tribunaux de district
du pays et des efforts étaient en cours pour améliorer la prestation de services aux plaignants
démunis.
12.
La liberté d’opinion et d’expression avait largement contribué à garantir la bonne
gouvernance et à promouvoir les droits humains, et la Namibie occupait le premier rang en
Afrique et le vingt-quatrième rang au monde dans le Classement mondial de la liberté de la
presse.
13.
Les inégalités sociales et économiques perduraient. La Namibie avait le deuxième
coefficient de Gini le plus élevé au monde, malgré des interventions ciblées reposant
notamment sur des politiques de soutien et de redistribution. Le chômage, en particulier chez
les jeunes, demeurait une source de préoccupation majeure et des programmes avaient été
mis en place pour créer des emplois, l’accent étant mis sur la formation et l’entrepreneuriat
des jeunes.
14.
Les progrès dans la réalisation du droit à un logement adéquat étaient lents et le
Gouvernement continuait de rechercher des partenariats viables avec le secteur privé en vue
de fournir des logements suffisants. Les projets de modification de la loi (n o 16 de 1990) sur
la Haute Cour et de la loi (no 32 de 1944) sur les tribunaux d’instance, une fois adoptés,
institueraient un contrôle juridictionnel des affaires relatives à la vente de biens immobiliers,
ce qui donnerait aux parties le temps de trouver une solution pour éviter la vente de biens
immobiliers principaux. La Namibie avait atteint la cible de l’objectif du Millénaire pour le
développement concernant l’eau potable et était en passe d’obtenir de meilleurs résultats en
matière d’assainissement.
15.
Le projet de loi sur la prévention et la répression de la torture serait à nouveau présenté
au Parlement dans le courant de 2021, après que les questions qui avaient été mises en
évidence lors des débats parlementaires tenus en 2019 seraient traitées par le Ministère de la
justice. L’interdiction de la torture était prévue par la Constitution et les fonctionnaires
accusés de torture étaient passibles de poursuites. En 2016, le Bureau du Médiateur avait
élaboré, à l’intention des fonctionnaires de police, un manuel de formation sur la prévention
de la torture et une formation en la matière leur avait été dispensée dans neuf régions.
16.
Le Bureau du Médiateur et le Ministère de la justice avaient organisé des auditions
publiques pour écouter les préoccupations des personnes atteintes d’albinisme et avaient
recommandé des solutions à prendre en compte dans le cadre de l’élaboration des politiques
gouvernementales et des textes de loi. La Namibie était en train d’élaborer une norme
GE.21-08773
3