A/HRC/48/4
nationale en matière de handicap afin de rendre les édifices publics et les bâtiments à usage
public accessibles à toutes les personnes handicapées.
17.
La discrimination à l’égard des minorités, des femmes, des personnes handicapées et
d’autres groupes vulnérables demeurait un sujet de préoccupation et des efforts étaient en
cours pour sensibiliser le public à la nécessité de respecter les droits fondamentaux d’autrui.
La Namibie était signataire de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples
autochtones et la ratification de la Convention de 1989 relative aux peuples indigènes et
tribaux (no 169) était à l’examen.
18.
Plusieurs mécanismes prenant la forme de lois, de politiques et de programmes
d’action visant à promouvoir les droits et le bien-être des minorités ethniques avaient été
conçus. Des supports d’enseignement et d’apprentissage en jul’hoan, un dialecte de la langue
des San qui était enseigné de la première à la troisième années dans les écoles comptant une
majorité d’enfants san, étaient disponibles. Les communautés marginalisées figuraient parmi
les bénéficiaires du programme de réinstallation. Le parti au pouvoir avait mis en place une
politique pour faire entrer les autochtones dans les instances des partis élus. La Commission
électorale de Namibie avait pour mission d’enregistrer et d’éduquer tous les citoyens ayant
la qualité d’électeurs. La Namibie était prête à accueillir la Rapporteuse spéciale sur les droits
des peuples autochtones en 2020 mais, en raison de la pandémie de COVID-19, la visite avait
été reportée à une date ultérieure non encore fixée.
19.
La loi sur la lutte contre la traite des personnes (n o 1 de 2018) était pleinement
appliquée. Le mécanisme national d’orientation et ses modes opératoires standards pour
l’identification, la protection, l’orientation et le retour en toute sécurité des victimes de la
traite avaient été mis en place, et un manuel de formation à l’intention de policiers et de
magistrats ainsi qu’un guide de poche sur la traite des personnes avaient été conçus.
20.
La pandémie de COVID-19, et le fait que dans les pays en développement 0,2 % de
la population seulement avait été vaccinée, contre plus de 30 % dans les pays développés,
avaient mis en évidence l’absence de couverture maladie universelle. Tout en soulignant
l’importance de l’égalité vaccinale, la Namibie était reconnaissante envers les pays qui lui
avaient fait don de vaccins et accordé l’appui dont elle avait besoin pour lutter contre la
pandémie.
B.
Dialogue et réponses de l’État objet de l’Examen
21.
Au cours du dialogue, 106 délégations ont fait des déclarations. Les recommandations
faites à cette occasion figurent dans la partie II du présent rapport.
22.
La Slovénie s’est félicitée de ce que la Namibie soit devenue un pays chef de file du
Partenariat mondial pour l’élimination de la violence envers les enfants. Elle s’est déclarée
préoccupée par la discrimination dont étaient victimes les femmes et les filles.
23.
La Somalie a félicité la Namibie pour ses efforts visant à renforcer le cadre juridique
et institutionnel.
24.
L’Afrique du Sud a félicité la Namibie pour ses politiques de lutte contre la pandémie
de COVID-19 et s’est réjouie de l’augmentation du nombre de jeunes femmes diplômées en
sciences, technologies, ingénierie et mathématiques.
25.
L’Espagne a salué la Namibie pour les progrès réalisés dans la lutte contre la traite
des êtres humains et dans le traitement du VIH/SIDA.
26.
Le Sri Lanka a félicité la Namibie pour son engagement en faveur de la promotion du
droit à l’éducation et des droits des personnes handicapées, ainsi que pour son engagement
en faveur de la lutte contre la traite des êtres humains.
27.
L’État de Palestine a félicité la Namibie pour son Programme de responsabilité sociale
et de gouvernance scolaire et pour son action de lutte contre la violence fondée sur le genre.
28.
Le Soudan a salué les efforts déployés pour protéger les droits humains, notamment
en renforçant le cadre institutionnel et législatif.
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GE.21-08773