A/HRC/50/8
se trouve dans l’enregistrement des séances en ligne archivé sur le site Web de l’Organisation
des Nations Unies4.
13.
Pendant l’intervention des États-Unis d’Amérique, l’Ambassadeur de la République
bolivarienne du Venezuela a présenté une motion d’ordre dénonçant la terminologie
inappropriée et irrespectueuse utilisée pour désigner la République bolivarienne du
Venezuela et a rappelé la nécessité d’adhérer à la terminologie officielle des Nations Unies
pour désigner les États Membres de l’ONU. Le Président du Conseil des droits de l’homme
a rappelé qu’en tant qu’organe subsidiaire de l’Assemblée générale, le Conseil s’alignait sur
la position et la terminologie officielles de l’ONU, telles qu’elles ressortaient des résolutions
pertinentes de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité. Il a demandé au secrétariat
d’utiliser la terminologie officielle pour désigner la République bolivarienne du Venezuela
lors de l’élaboration du présent rapport de l’Examen périodique universel.
14.
Pendant le visionnement de la déclaration vidéo des États-Unis d’Amérique, la
République bolivarienne du Venezuela a présenté une deuxième motion d’ordre fondée sur
le même grief que la première. Le représentant de Cuba a également pris la parole, à l’appui
de cette position. Le Président du Conseil des droits de l’homme a réitéré sa décision initiale.
15.
Après les interventions de 30 États auteurs de recommandations, la Vice-Présidente
exécutive de la République bolivarienne du Venezuela a pris la parole pour étayer les griefs
soulevés dans les motions d’ordre. Elle a ajouté que tous les États Membres devraient
demander que soient levées les mesures coercitives unilatérales prises à l’encontre des pays
victimes de ces actions illégales. Elle a souligné l’ampleur, la concentration et l’agressivité
des mesures coercitives unilatérales visant la République bolivarienne du Venezuela. Elle
s’est inscrite en faux contre l’imposition de telles mesures par des pays du Nord contre des
pays du Sud qui revendiquaient leur indépendance et leur autodétermination, et qui rejetaient
les politiques de changement de régime et la guerre économique. Elle a ajouté que son pays
serait heureux de recevoir les recommandations des pays qui respectaient la République
bolivarienne du Venezuela et que ces recommandations seraient examinées afin d’en
considérer l’incorporation dans la législation interne.
16.
Le Vice-Président sectoriel du socialisme social et territorial a relevé que la
République bolivarienne du Venezuela mettait en œuvre son Plan de la Patria 2019-2025
(Plan national) lié à la réalisation des objectifs de développement durable. Il a précisé que
malgré les mesures coercitives unilatérales, le pays veillait en priorité à l’exercice du droit à
la santé au moyen d’un réseau de centres de santé, de services de santé gratuits, de pharmacies
communautaires fournissant des médicaments gratuitement, ainsi que du programme national
de vaccination, et que 95 % de la population était vaccinée. La République bolivarienne du
Venezuela connaissant l’un des niveaux de morbidité et de mortalité les plus bas du monde,
et avait l’un des niveaux de récupération les plus élevés. Malgré les mesures coercitives
unilatérales, elle avait réussi à faire baisser la mortalité maternelle et infantile. Elle avait
acheté des produits antirétroviraux par l’intermédiaire du Fonds mondial de lutte contre le
sida, la tuberculose et le paludisme.
17.
Le Vice-Président sectoriel du socialisme social et territorial a également indiqué
qu’en raison des mesures coercitives unilatérales, le pays avait perdu jusqu’à 88,7 % de ses
importations de denrées alimentaires. En 2016, la République bolivarienne du Venezuela a
créé les comités locaux d’approvisionnement et de production pour assurer une alimentation
saine à sa population. Il a également fait état de l’augmentation constante de l’investissement
dans l’éducation. Le pays disposait d’un grand nombre de centres éducatifs publics
dispensant un enseignement gratuit, administrait un programme d’alimentation scolaire au
bénéficie de 93 % des établissement publics et assurait la distribution de matériel scolaire.
Le système national d’admission garantissait l’accès à l’université à tous les Vénézuéliens en
toute justice et équité. Le système national de bourses soutenait les étudiants financièrement.
18.
Créé en 2017 pour réduire la pauvreté et accroître la portée et l’efficacité des
politiques de protection sociale, le système Carnet de la Patria (carte pour la nation)
réunissait 21 millions de personnes. Le Vice-Président sectoriel pour le socialisme social et
territorial a décrit d’autres plans destinés à contrebalancer les effets des mesures coercitives
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Voir https://media.un.org/en/asset/k1p/k1perf6zmp.
GE.22-05308