A/HRC/48/11 Les populations étaient encouragées à suivre les directives du Gouvernement fédéral prescrivant la distanciation physique, mais nombre de personnes avaient beaucoup de mal à le faire, en particulier dans les camps de personnes déplacées, les zones de peuplement à forte densité de population et les zones urbaines surpeuplées. 16. Nombre de mesures prises par le Gouvernement pour faire face à la pandémie de COVID-19 pourraient avoir pour effet de restreindre l’exercice des droits de l’homme, tels que les droits à la liberté de circulation et à la liberté de réunion. Diverses institutions publiques s’employaient à faire en sorte que les mesures et les restrictions mises en place soient conformes à la loi, équilibrées et proportionnées à leur objectif, tandis que le Gouvernement fédéral exhortait les populations à respecter les restrictions légales imposées. 17. Pour ce qui était de la participation des femmes à la vie politique, les institutions somaliennes chargées de la sécurité jouaient un rôle essentiel en ce qu’elles permettaient d’organiser des élections sûres et régulières. Le Gouvernement fédéral mettait en place des mesures tendant à faire en sorte que les candidates et les déléguées puissent mener leurs campagnes à l’abri de toute forme d’ingérence. En outre, les institutions chargées de la sécurité coordonnaient leurs actions et prenaient des mesures ciblées pour protéger les femmes. Cela faciliterait la participation des femmes aux prochaines opérations électorales sur un pied d’égalité avec les hommes. La Ministre de la femme et du développement des droits de l’homme, le Ministre de l’intérieur, des affaires fédérales et de la réconciliation, le Ministre de la sécurité intérieure, le Ministre de la défense, le Ministre de la justice et toutes les institutions membres de l’équipe spéciale nationale chargée de la sécurité des élections s’étaient engagés à protéger pleinement la sûreté et la sécurité des candidates et des déléguées pendant et après les élections de 2021. 18. Le Ministère de la femme et du développement des droits de l’homme avait élaboré un projet de loi incriminant tous les types de mutilations génitales féminines et s’attachait à sensibiliser les différentes communautés aux effets dommageables des mutilations et à la manière dont elles pourraient travailler avec le Gouvernement fédéral à l’élimination de cette pratique traditionnelle néfaste. La Somalie était également en train de réviser sa politique de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines afin de pouvoir appliquer concrètement sa loi relative à la lutte contre celles-ci lorsqu’elle aurait été adoptée par le Parlement et promulguée. Divers États membres de la fédération avaient entamé des dialogues avec les populations locales pour discuter des mutilations génitales féminines, de leurs effets et de la manière dont les communautés pourraient lutter contre cette pratique afin d’engendrer progressivement des changements sociaux et comportementaux en la matière. 19. En ce qui concernait la protection de l’enfance, la Somalie avait accompli des progrès en matière de prévention de l’enrôlement d’enfants soldats. Le Ministère de la défense avait poursuivi l’application du plan d’action national visant à faire cesser et à prévenir l’enrôlement et l’utilisation d’enfants et du plan d’action sur les meurtres et les mutilations d’enfants commis dans les conflits armés et entrepris l’élaboration de directives générales y afférentes. 20. Le Gouvernement fédéral avait mis au point, par l’intermédiaire de l’Agence nationale de renseignement et de sécurité, un système de vérification des antécédents des enfants ayant quitté les rangs des groupes terroristes. Il faisait appel aux chefs de clan et aux responsables communautaires pour veiller à ce que les recrues ne soient pas des personnes ayant déjà commis des infractions graves, tandis que le Ministère de la défense mettait en place un mécanisme complet de vérification des antécédents pour veiller à ce que les personnes responsables de violations graves des droits de l’homme n’entrent pas ou ne restent pas dans les rangs des forces de sécurité. 21. Le Gouvernement avait créé au sein du Ministère de la sécurité intérieure un programme national de réadaptation des déserteurs dans le cadre duquel il s’employait en collaboration avec des organisations de la société civile à fournir un abri aux mineurs qui se retiraient des groupes terroristes. Un certain nombre d’anciens enfants combattants avaient été désengagés avec succès et remis aux autorités à des fins de réadaptation et de réintégration dans leurs communautés. 22. Le Gouvernement fédéral était en train de mettre au point, en coopération avec les ministères d’exécution concernés, une stratégie et un cadre opérationnel relatifs à la 4 GE.21-09333

Sélectionner le paragraphe cible3