A/HRC/38/6
Introduction
1.
Le Groupe de travail sur l’Examen périodique universel, créé conformément à la
résolution 5/1 du Conseil des droits de l’homme, a tenu sa vingt-neuvième session du 15 au
26 janvier 2018. L’Examen concernant la Roumanie a eu lieu à la 3 e séance, le 16 janvier
2018. La délégation roumaine était dirigée par le Secrétaire d’État et Ministre des affaires
étrangères, Alexandru Victor Micula. À sa 10e séance, tenue le 19 janvier 2018, le Groupe
de travail a adopté le présent rapport concernant la Roumanie.
2.
Le 10 janvier 2018, le Conseil des droits de l’homme avait, pour faciliter l’Examen
concernant la Roumanie, constitué le groupe de rapporteurs (troïka) suivant : Iraq, Nigéria
et Ukraine.
3.
Conformément au paragraphe 15 de l’annexe à la résolution 5/1 et au paragraphe 5
de l’annexe à la résolution 16/21 du Conseil des droits de l’homme, les documents ci-après
avaient été établis en vue de l’Examen concernant la Roumanie :
a)
Un rapport
(A/HRC/WG.6/29/ROU/1) ;
national
établi
conformément
au
paragraphe 15 a)
b)
Une compilation établie par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme
(HCDH) conformément au paragraphe 15 b) (A/HRC/WG.6/29/ROU/2) ;
c)
Un résumé établi par le HCDH conformément au paragraphe 15 c)
(A/HRC/WG.6/29/ROU/3).
4.
Une liste de questions préparée à l’avance par l’Allemagne, la Belgique, le Brésil,
l’Espagne, les États-Unis d’Amérique, le Liechtenstein, le Portugal, le Royaume-Uni de
Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, la Slovénie, la Suède et la Tchéquie avait été
transmise à la Roumanie par l’intermédiaire de la troïka. Cette liste peut être consultée sur
le site Extranet de l’Examen périodique universel.
I. Résumé des débats au titre de l’Examen
A.
Exposé de l’État examiné
5.
La délégation a indiqué que des élections locales, législatives, présidentielles et
européennes avaient eu lieu en Roumanie après le deuxième cycle de l’Examen périodique
universel (EPU), en 2013. Durant la période considérée dans le rapport, le Gouvernement
avait pris plusieurs mesures en vue d’améliorer son cadre législatif et institutionnel
concernant la protection des droits de l’homme.
6.
Le rapport national avait été établi compte tenu des recommandations formulées lors
du deuxième cycle de l’EPU, dont un grand nombre portait sur la protection des citoyens,
en particulier des Roms, contre la discrimination. Le rapport national insistait sur
l’importance que les autorités attachaient à cette question et fournissait des informations sur
plusieurs avancées la concernant. Il décrivait les mesures principales qui avaient été prises
en vue de mettre fin à la ségrégation des Roms dans l’éducation, d’intégrer la culture
romani dans les programmes scolaires et d’améliorer l’accès des Roms au marché du travail
et au système de soins de santé. La stratégie d’intégration des citoyens roumains
appartenant à la minorité rom (2015-2020) avait été conçue compte tenu des
recommandations de l’Union européenne.
7.
Par ailleurs, la Roumanie avait continué à investir dans des programmes de
logements sociaux pour communautés roms. L’expulsion des locataires et la démolition des
bâtiments construits sans autorisation sur des terrains appartenant à l’État s’étaient
déroulées dans le respect de la législation interne, qui prévoyait un examen judiciaire et des
garanties juridiques en cas d’expulsion forcée. Le Gouvernement avait également pris
plusieurs mesures spéciales en vue de lever les obstacles auxquels les Roms se heurtaient
dans le domaine du logement.
2
GE.18-05361