A/HRC/38/6 particulièrement vulnérables à la traite. La Roumanie avait pris des mesures pour améliorer l’identification des victimes, garantir le bon déroulement des enquêtes et des poursuites dans les affaires de traite et faire en sorte que les biens et bénéfices des trafiquants soient saisis. Elle avait renforcé la coopération internationale en vue de lutter efficacement contre la traite grâce à une participation accrue à des équipes d’enquête mixtes. 104. Fruit des réformes législatives engagées en 2014, en particulier la modification du Code civil, le nombre de personnes privées de liberté avait diminué et des peines non privatives de liberté étaient plus souvent prononcées. Le Gouvernement avait fait en sorte que des organisations non gouvernementales (ONG) de défense des droits de l’homme aient accès aux locaux de garde à vue de la police et puissent y faire des inspections. 105. Le Gouvernement avait pris plusieurs mesures pour créer une relation basée sur la confiance et la compréhension entre la police et la minorité rom, ce qui avait entraîné l’augmentation du nombre de policiers d’origine rom. L’Académie de police dispensait des formations sur la protection des droits de l’homme et la lutte contre la discrimination. Entre 2013 et 2016, plus de 300 policiers avaient suivi des cours de langue et de culture romani. Pour mieux répondre aux besoins de la communauté rom, des services de police de proximité spécialisés avaient été créés en 2013, avec le soutien financier du Programme de coopération Suisse-Roumanie. Un nouveau comité consultatif avait été chargé d’examiner les interventions de la police dans les communautés multiethniques et de formuler des recommandations sur la façon d’organiser et de mener au mieux ce type d’intervention ainsi que de décrire et de diffuser de bonnes pratiques concernant les relations entre les Roms et la police. De plus, une formation sur l’Holocauste était organisée à l’intention des policiers depuis 2017. 106. Le Ministère de l’intérieur s’était employé à promouvoir l’égalité des sexes auprès des membres des forces de l’ordre. Il y avait à ce jour plus de 10 000 femmes dans les rangs de la police. Le Ministre de l’intérieur était une femme, la première à diriger un ministère en Roumanie. 107. En vertu de la loi modifiée sur le Médiateur, le Bureau du Médiateur était totalement conforme aux Principes de Paris, ce qui contribuerait à son accréditation en tant qu’institution nationale de défense des droits de l’homme. Le Bureau du Médiateur avait reçu en 2018 un budget suffisant, qui lui permettrait de bien s’acquitter de son mandat élargi. 108. L’Ombudsman pour les enfants était investi, en vertu de la loi relative à son mandat, du pouvoir d’examiner les plaintes pour atteinte aux droits des enfants et de visiter sous couvert d’anonymat des lieux de détention, des centres d’accueil et des établissements d’enseignement et de soins de santé. L’Ombudsman était autorisé à saisir la justice lorsque des enfants étaient victimes de violence et de maltraitance. La Roumanie étudierait sérieusement la possibilité de ratifier le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant établissant une procédure de présentation de communications. 109. La protection des enfants contre la violence dans tous les cadres était dûment garantie par des lois et des stratégies. Le cadre légal prévoyait une coopération efficace entre les services publics concernés, y compris à l’échelle locale, pour bien protéger les enfants. 110. Un certain nombre d’agents publics chargés de lutter contre la violence domestique avaient suivi des formations spécialisées. La loi sur la lutte contre la violence domestique accordait une protection spéciale aux victimes de cette forme de violence, à qui elle donnait aussi accès à des services médicaux ainsi qu’à des services de réadaptation et de réintégration sociale. Il y avait un service téléphonique d’urgence pour victimes de violence domestique en Roumanie. Le nombre de procès pour violence domestique avait augmenté. Les magistrats avaient suivi des formations spécialisées dans le domaine de la violence domestique. 111. Depuis janvier 2018, les parquets recueillaient des données ventilées sur toutes les formes de discrimination citées dans le Code pénal. Plusieurs tribunaux s’étaient dotés de salles spécifiques pour entendre les enfants. GE.18-05361 11

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