A/HRC/48/9
105. La Secrétaire parlementaire de la Commission des droits de l’homme de la Chambre
des députés a expliqué que les travaux se poursuivaient sur des questions sensibles relatives
aux droits des filles, des garçons et des adolescents, à la violence faite aux femmes, à la parité
démocratique, à la traite des personnes, aux populations autochtones, aux journalistes et aux
défenseurs des droits de l’homme, à l’extrême pauvreté et au droit à la terre, entre autres.
L’État était résolu à continuer de travailler avec la société civile pour examiner et adapter la
législation relative aux droits de l’homme.
106. Le Ministre de l’intérieur a indiqué que le Protocole pour la sécurité des journalistes
était en vigueur et que, dans le contexte de la pandémie de COVID-19, le contrôle des
migrations avait été adapté selon des critères sanitaires et humanitaires. Concernant les
manifestations pacifiques, il a évoqué le manuel sur le recours à la force et le processus de
révision de celui-ci, visant à le rendre plus conforme aux normes en matière de droits de
l’homme.
107. Le Ministre de l’éducation et des sciences a appelé l’attention sur la mise en œuvre de
politiques et de programmes destinés à promouvoir l’égalité des chances. Des cours y
afférents étaient dispensés à l’école ; des projets d’éducation inclusive et gratuite, des
initiatives d’enseignement à l’intention des populations autochtones et des personnes en
milieu fermé, et des formations continues étaient mises en œuvre. Il a également évoqué le
processus de réforme du système éducatif par la voie du projet de transformation de
l’éducation.
108. La Ministre de la femme a évoqué la mise en œuvre du quatrième Plan national pour
l’égalité et des règlements pertinents concernant les femmes rurales, le travail domestique, la
maternité et l’allaitement, l’âge minimum légal du mariage et la protection contre la violence.
Elle a souligné qu’un budget était alloué à la prévention, à la protection et à l’enregistrement
des plaintes liées à la traite des personnes. Elle a évoqué les services fournis par les centres
régionaux ainsi que dans le cadre du centre Ciudad Mujer et du programme Ciudad
Mujer Móvil.
109. La Ministre de l’enfance et de l’adolescence a insisté sur le renforcement du système
de protection et de promotion, sur l’élévation du Secrétariat à l’enfance et à l’adolescence au
rang de ministère et sur la priorité accordée à la stratégie de protection de la petite enfance et
au programme de protection des enfants autochtones. L’État disposait d’un plan d’action pour
éradiquer la violence à l’égard des enfants et des adolescents, et des campagnes avaient été
menées à cette fin.
110. La Vice-Ministre chargée de la surveillance de la santé, entre autres, a souligné que
le pays était déterminé à progresser vers l’accès et la couverture universels. Le taux de
mortalité maternelle avait baissé, passant de 81,8 pour 100 000 naissances vivantes en 2015
à 67,3 pour 100 000 naissances vivantes en 2019. Concernant la santé mentale, une
commission technique avait été formée pour promouvoir une proposition de projet de loi sur
la santé mentale. Concernant le renforcement des réseaux de santé intégrés et complets,
l’infrastructure comptant 300 unités de santé familiale, ainsi que des hôpitaux régionaux, de
proximité, polyvalents et spécialisés, avait été améliorée.
111. La Ministre du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale a rapporté que les
travailleurs et employeurs avaient été davantage aidés dans le contexte de la pandémie de
COVID-19 et que le Service chargé des questions d’emploi avait été renforcé, notamment
pour protéger les femmes. Elle a insisté sur la Stratégie nationale d’éradication du travail des
enfants et de protection des adolescents qui travaillent, sur la création d’un bureau dans
l’ouest du pays, sur la priorité accordée au soutien des communautés autochtones et sur
l’adoption de la deuxième Stratégie nationale de prévention du travail forcé.
112. Le Ministre de l’urbanisme, du logement et de l’habitat a évoqué la priorité accordée
aux solutions de logement destinées aux personnes très vulnérables. Des transformations
successives avaient conduit au statut juridique actuel du Ministère. Il a fait part du déficit
quantitatif et qualitatif en matière de logement, et a indiqué que plus de 6 600 logements
avaient été achevés, dont 20 % pour les populations autochtones. Le plan national pour
l’urbanisation, le logement et l’habitat était en cours d’élaboration.
GE.21-09331
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