A/HRC/55/7
le Gouvernement national a présenté un projet de loi visant à modifier la loi no 1448 sur les
victimes.
49.
La délégation a mis en avant les fonctions de la Juridiction spéciale pour la paix et ses
objectifs en tant que composante judiciaire de l’accord final signé avec les FARC-EP, cette
juridiction étant chargée de poursuivre et de traduire en justice les personnes responsables de
crimes commis au cours du conflit armé ou ayant participé à ces crimes. La Juridiction
spéciale pour la paix a ouvert 11 macrodossiers dans le cadre de sa mission. Le dernier
dossier qu’elle a ouvert concernait les violences sexuelles, reproductives et sexistes.
50.
La délégation a mis l’accent sur l’engagement, la volonté politique et les capacités
techniques et administratives du Ministère de l’agriculture et du développement rural, ainsi
que de l’Unité chargée de la restitution des terres, afin de faire appliquer le droit à la
restitution des terres et des territoires. Elle a également mis en avant la restitution de
territoires aux communautés autochtones, noires, afro-colombiennes, palenque et raizal par
des politiques publiques et par la création de tribunaux et d’une juridiction chargés de traiter
les demandes.
51.
La délégation a réaffirmé l’engagement du pays de mettre en œuvre l’Accord au
moyen de la politique de l’État pour la paix totale et la sécurité humaine. Cette mise en œuvre
a nécessité de profondes transformations et une participation rendue possible par le
pluralisme et par la constitution de nouveaux partis et mouvements politiques. Après la
signature de l’Accord, 10 mouvements sociaux avaient été créés, représentant la diversité des
groupes de population qui avaient signé l’Accord de paix.
52.
Les organes prévus dans l’Accord avaient été redynamisés et des ressources avaient
été garanties pour les organes spéciaux consacrés aux peuples autochtones et aux femmes.
Bien qu’elle ait renforcé la transparence et la supervision des ressources, la Colombie a relevé
que de nombreux défis persistaient concernant la mise en œuvre de l’Accord de paix dans le
délai de quinze ans prévu par la Constitution.
53.
La Lettonie a pris note des mesures que la Colombie avait adoptées depuis son
troisième cycle d’examen et a encouragé le pays à redoubler d’efforts pour remplir ses
obligations et ses engagements en matière de droits de l’homme.
54.
Le Liechtenstein a souhaité la bienvenue à la délégation colombienne et a remercié
ses membres des informations présentées dans le rapport national.
55.
La Lituanie a félicité la Colombie pour les progrès accomplis depuis le précédent
cycle d’examen périodique universel, notamment pour les progrès considérables réalisés
concernant la mise en place d’un mécanisme de justice transitionnelle et la publication du
rapport final de la Commission vérité.
56.
Le Luxembourg a salué les efforts de la Colombie visant à appliquer l’Accord de paix,
son approche de la justice transitionnelle axée sur les victimes et sa coopération continue
avec le système des Nations Unies.
57.
Madagascar s’est félicité de la coopération de la Colombie avec le HCDH et des
mesures prises en faveur de la paix, de la justice transitionnelle et de l’élimination de la
discrimination raciale.
58.
La Malaisie a félicité la Colombie pour son engagement de renforcer ses capacités
dans le domaine des droits de l’homme, notamment par des modifications de la législation
visant à harmoniser le cadre juridique national avec les obligations internationales du pays.
59.
Les Maldives se disent très satisfaites des efforts considérables de la Colombie
consentis au cours de la période examinée en vue de promouvoir les droits de l’homme,
notamment de l’adoption d’un plan national de lutte contre la violence à l’égard des enfants.
60.
Maurice a pris note avec satisfaction des efforts accomplis pour améliorer la qualité
de l’enseignement, notamment en élaborant le modèle éducatif souple de réintégration.
61.
Le Mexique s’est félicité de l’adoption de la résolution sur le renforcement de la
coopération et du renforcement des capacités dans le domaine des droits de l’homme ainsi
que de la mise en œuvre des recommandations de la Commission Vérité, coexistence et
non-répétition.
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GE.23-25026