A/HRC/48/11
Le Gouvernement était également en train d’élaborer un cadre d’orientation global visant à
protéger les civils lors des opérations de sécurité.
8.
Le pays avait accompli des progrès dans la mise en place d’un système fédéral de
gouvernement et de régimes budgétaire et monétaire solides. Ces progrès permettaient au
Gouvernement fédéral de mieux gérer les recettes et les cadres financiers nationaux et, par
conséquent, d’améliorer les prestations de services. L’évolution du pays vers un allègement
de sa dette et la perspective de le voir obtenir des financements à des conditions favorables
constituaient d’autres faits nouveaux importants survenus à cet égard.
9.
Une autre étape essentielle que le pays avait franchie consistait dans la création de la
Commission de lutte contre la corruption. Celle-ci était chargée par la Constitution de lutter
contre la corruption et de mettre en place des politiques de tolérance zéro, ce qui nécessitait
des efforts soutenus et concertés. Elle travaillait en collaboration avec les États membres de
la fédération et toutes les parties intéressées pour faire en sorte que la lutte contre la
corruption soit menée de concert à tous les échelons de l’Administration et avec le concours
de toutes les parties intéressées.
10.
Le Gouvernement envisageait de prendre des dispositions pour ratifier des
instruments tels que la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale
organisée. Ce type de processus exigeait un temps considérable et il était important
d’organiser de larges consultations à cet effet et de veiller à ce que le public prenne
conscience de l’intérêt de la Somalie à devenir État partie. Toutefois, comme indiqué à la
séance consacrée à la Somalie lors du deuxième cycle de l’Examen périodique universel, le
pays n’était à ce stade pas en mesure de ratifier le Statut de Rome de la Cour pénale
internationale.
11.
En ce qui concernait les mécanismes internationaux des droits de l’homme, la
délégation a déclaré que la coopération avec les organes créés en vertu d’instruments
internationaux relatifs aux droits de l’homme offrait au pays la possibilité d’examiner
lui-même et avec la participation de tous les acteurs la situation des droits de l’homme sur le
terrain et de mettre en lumière les domaines à améliorer. Bien que la Somalie ait finalisé ses
rapports destinés au Comité des droits de l’enfant, au Comité des droits de l’homme et au
Comité contre la torture, elle avait encore des rapports en souffrance, notamment ceux
destinés au Comité pour l’élimination de la discrimination raciale et au Comité des droits
économiques, sociaux et culturels ; le Gouvernement entendait donner la priorité à ces
rapports. Le processus d’établissement d’au moins un de ceux-ci se déroulerait au plus tard
en 2022.
12.
Le Gouvernement était en train de mettre en place au sein du Ministère de la femme
et du développement des droits de l’homme un service spécialisé qui ferait office de
mécanisme national d’établissement des rapports et de suivi. Ce service serait chargé de
coordonner les travaux relatifs aux rapports, d’élaborer ceux-ci, de coopérer avec les organes
conventionnels et les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales et de participer à
l’Examen périodique universel. Il assurerait également le suivi de l’exécution des
recommandations et des obligations découlant des instruments relatifs aux droits de
l’homme. Il travaillerait avec les ministères d’exécution concernés, le Parlement, le pouvoir
judiciaire, les institutions nationales des droits de l’homme et les organisations de la société
civile.
13.
La Somalie avait facilité au moins quatre visites de l’Expert indépendant chargé
d’examiner la situation des droits de l’homme dans le pays depuis 2016. Toutefois, la
prochaine visite prévue avait été reportée en raison des restrictions imposées en matière de
déplacements pour faire face à la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19) et serait
reprogrammée lorsque les circonstances le permettraient.
14.
En mars 2021, la Somalie avait ratifié la Convention de 2019 sur la violence et le
harcèlement (no 190) de l’Organisation internationale du Travail, devenant ainsi le deuxième
pays africain à le faire, ainsi que six autres conventions de l’Organisation internationale du
Travail.
15.
S’agissant de la pandémie de COVID-19, le Gouvernement fédéral et le secteur privé
avaient été contraints d’ajuster les modalités de travail afin de juguler sa propagation.
GE.21-09333
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