A/HRC/57/9 ayant refusé d’y prendre part. Malgré ces revers, le Gouvernement avait pris des mesures pour restructurer les institutions clés, dont les forces armées, le système judiciaire et l’appareil de sécurité, en vue d’améliorer la gouvernance et la stabilité. 8. Face à la crise humanitaire exacerbée par le conflit, le Gouvernement avait accepté le cessez-le-feu proposé par l’Organisation des Nations Unies, mais celui-ci avait été régulièrement violé par les houthistes, lesquels continuaient aussi de se livrer à une guerre économique en bloquant notamment les exportations de pétrole et l’acheminement de l’aide humanitaire. Les efforts visant à pérenniser le cessez-le-feu en vue d’une solution permanente avaient été entravés par l’intransigeance des houthistes, ce qui avait prolongé les souffrances des civils yéménites. 9. Sur le plan institutionnel, le Yémen s’était efforcé de renforcer le cadre national des droits de l’homme, notamment en améliorant l’action des départements des droits de l’homme au sein des ministères, en nommant des coordinateurs des droits de l’homme dans les provinces et en créant un comité technique pour les droits de l’homme afin de coordonner l’action des pouvoirs publics et de collaborer avec les organisations non gouvernementales. 10. Le Yémen était aux prises avec des défis multiples découlant du conflit, de l’instabilité politique et des violations des droits de l’homme commises par les milices houthistes. Malgré ces obstacles, il restait déterminé à promouvoir les droits de l’homme, à se consacrer à des initiatives de paix et à renforcer les structures de gouvernance afin d’apporter la stabilité et la prospérité à sa population. Des efforts concertés et un soutien international continus étaient toutefois nécessaires pour résoudre les problèmes humanitaires et sécuritaires complexes auxquels le Yémen se heurtait. 11. Le Gouvernement avait déployé des efforts considérables pour réformer le système judiciaire, en mettant l’accent sur l’indépendance et l’efficacité de la justice. Dans le cadre de la stratégie relative à l’autorité judiciaire, le Conseil supérieur de la magistrature avait été restructuré et s’était vu confier les pleins pouvoirs pour gérer les affaires judiciaires. Les changements organisationnels apportés au Ministère de la justice visaient à appuyer le pouvoir judiciaire, à contrôler le déroulement des activités judiciaires et à garantir la bonne application des lois. 12. En ce qui concerne les questions telles que le mariage d’enfants, le Gouvernement avait élaboré un projet de loi visant à fixer l’âge minimum légal du mariage, mais les progrès avaient été entravés par l’instabilité politique. Le travail des enfants avait augmenté depuis que certaines régions étaient passées sous le contrôle des milices, ce qui avait conduit le Gouvernement à privilégier les campagnes de sensibilisation et l’élaboration d’une politique de promotion des droits de l’enfant. Le Gouvernement s’était aussi efforcé de lutter contre l’enrôlement d’enfants en actualisant ses plans d’action et en collaborant avec des organismes des Nations Unies. 13. La situation des réfugiés était devenue une question prioritaire, et un projet de loi devait être élaboré en vue de réglementer la procédure d’asile, d’intégrer les réfugiés dans les programmes de développement et d’améliorer les conditions dans les centres d’accueil. Le Gouvernement avait apporté un soutien aux réfugiés de la Corne de l’Afrique, en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et l’Organisation internationale pour les migrations. 14. Pour défendre la liberté d’expression, le Gouvernement s’était efforcé de protéger les journalistes, de réformer le secteur des médias et de garantir le droit des citoyens à l’expression pacifique. Des programmes de sensibilisation avaient permis de promouvoir les valeurs des droits de l’homme dans l’ensemble de la société. 15. Pour lutter contre la traite des personnes, le Gouvernement avait formé un comité national et approuvé une législation et des protocoles visant à prévenir ce type de crime, à protéger les victimes et à sensibiliser la population. 16. Dans le domaine de l’éducation, en dépit des difficultés, l’action menée visait essentiellement à remettre sur pied et à agrandir les établissements scolaires, à accueillir les élèves déplacés et à instaurer une éducation inclusive. Dans le domaine de la santé publique, le Gouvernement s’était consacré avant tout aux services de santé, malgré le manque de ressources, en se dotant de stratégies de lutte contre des maladies telles que le choléra. GE.24-09703 3

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