A/HRC/41/10
8.
En 2014, dans le cadre du processus de mise en œuvre des recommandations issues
de l’examen, le Gouvernement avait créé par décret la Commission nationale des droits de
l’homme afin de disposer de capacités consultatives et de surveillance quant à l’application
des 95 recommandations issues du deuxième cycle de l’Examen ayant été acceptées par
Vanuatu et, de manière générale, quant à l’ensemble des questions relatives aux droits de
l’homme. Avec l’aide du Forum des îles du Pacifique, de la Communauté du Pacifique par
l’intermédiaire de l’Équipe régionale d’éducation aux droits de l’homme, du Bureau
régional du HCDH et du Comité national de l’Examen périodique universel, la Commission
nationale des droits de l’homme a élaboré à l’intention des organismes publics pour la
période 2014-2018 un modèle de référence national tenant lieu de manuel simplifié sur
l’application des recommandations. L’élaboration et la mise en œuvre de ce modèle étaient
considérées comme l’une des meilleures pratiques dans la zone Pacifique, Vanuatu ayant
été le premier pays de la région à concevoir un tel outil.
9.
Les recommandations acceptées avaient été réparties en divers domaines
thématiques en vue de leur inscription dans les programmes de développement nationaux
en cours, tels le programme d’action prioritaire et le cadre stratégique intitulé Planning
Long, Acting Short (Planifier longtemps, agir vite), ainsi que dans divers plans ministériels
annuels et institutionnels en lien avec les droits de l’homme, ayant trait notamment à la
lutte contre la pauvreté, à l’éducation, à la protection sociale et à la santé, ou encore aux
objectifs de développement durable. En outre, le plan national de développement durable
pour la période 2016-2030, ou « plan du Peuple », assorti d’un cadre de suivi et
d’évaluation, témoignait des engagements pris par le Gouvernement en faveur de la mise en
œuvre des droits de l’homme fondamentaux sous forme de priorités et d’objectifs nationaux
fixés en matière de développement durable.
10.
Entre 2014 et 2018, le Gouvernement avait promulgué diverses lois sur la protection
des droits, par exemple dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la liberté de
circulation et de l’accès à l’information. Il s’agissait notamment de la loi no 13 de 2016 sur
le droit à l’information, qui donnait à toute personne le droit de demander et d’avoir accès à
des informations détenues par le Gouvernement ; de la loi no 11 de 2018 sur la santé
publique (modification), qui prévoyait des normes d’assainissement ; de la loi no 15 de
2016 sur le Code pénal (modification), qui renforçait les peines prévues en cas
d’enlèvement et de délit sexuel et créait l’infraction d’enlèvement de personnes de moins de
18 ans ; de la loi no 33 de 2013 relative à la gestion des terres coutumières, entrée en
vigueur en 2014, qui reconnaissait aux femmes le droit de participer aux processus de prise
de décisions des instances coutumières (nakamal) ; de la loi no 32 de 2016 sur la gestion des
ressources en eau (modification), qui réglementait la charge des ressources en eau, les
droits coutumiers et les droits des occupants sur les ressources en eau ; et de la loi no 31
de 2016 sur la distribution publique de l’eau (modification), qui définissait la norme
nationale de qualité de l’eau potable et régissait les plans de sécurité d’eau potable.
11.
Concernant les droits des femmes, des enfants et des personnes handicapées, le
Département des affaires féminines avait élaboré les principales politiques en matière
d’égalité des sexes en tenant dûment compte de la Convention sur l’élimination de toutes
les formes de discrimination à l’égard des femmes et de la Convention relative aux droits
des personnes handicapées. Il s’agissait notamment de la politique nationale en faveur de
l’égalité des sexes (2015-2019), de la politique nationale de développement tenant compte
des personnes handicapées (2018-2025), du cadre stratégique national pour la protection de
l’enfance en ligne (2014-2021), de la politique nationale de protection de l’enfance (20162026) et de la stratégie pour le secteur de la justice et de l’assistance sociale (2018-2021).
12.
En collaboration avec la Banque asiatique de développement, le Ministère de la
santé avait lancé en 2018 un programme de vaccination pour lutter contre le cancer du col
de l’utérus, l’un des problèmes de santé dont la fréquence était à Vanuatu la plus élevée de
toute la région Pacifique. Le programme avait jusqu’alors bénéficié à plus de 10 000
femmes sur une population nationale totale de 63 120 femmes.
13.
Le Ministère de la santé avait élaboré en matière de santé des politiques et cadres
illustrant l’engagement du pays en faveur du respect du droit à la santé consacré par la
Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes,
la Convention relative aux droits de l’enfant et la Convention relative aux droits des
GE.19-05740
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