A/HRC/48/13
8.
L’unité et la solidarité restaient une priorité nationale des Îles Salomon alors qu’elles
poursuivaient leur processus d’édification de la nation. L’investissement dans des projets
d’infrastructures nationaux permettant de créer et d’entretenir des liens entre leurs
populations disséminées et culturellement diverses était l’un de leurs objectifs premiers.
9.
Les Îles Salomon demeuraient un pays chrétien et définissaient le mariage dans son
acception traditionnelle, soit l’union d’un homme et d’une femme. La délégation a
instamment invité les pays ayant soulevé des questions relatives aux lesbiennes, gays,
bisexuels, transgenres et intersexes à se conformer à la résolution 60/251 de l’Assemblée
générale, et à garder à l’esprit l’importance des particularités culturelles et religieuses des
États.
10.
Les Îles Salomon étaient partie à quatre instruments relatifs aux droits de l’homme sur
neuf, à savoir la Convention relative aux droits de l’enfant, le Pacte international relatif aux
droits économiques, sociaux et culturels, la Convention internationale sur l’élimination de
toutes les formes de discrimination raciale et la Convention sur l’élimination de toutes les
formes de discrimination à l’égard des femmes.
11.
En ce qui concerne l’exploitation sexuelle, la traite et le mariage des enfants, la loi de
2016 portant modification des dispositions du Code pénal sur les infractions sexuelles avait
érigé en infraction toutes les formes de violence sexuelle, y compris le mariage forcé et la
prostitution des enfants.
12.
Bien que n’ayant pas ratifié la Convention des Nations Unies contre la criminalité
transnationale organisée, les Îles Salomon avaient adopté une législation pertinente et élaboré
une stratégie de sécurité nationale. Elles restaient déterminées à collaborer avec tous les
organismes d’application de la loi, y compris l’Organisation internationale de police
criminelle, dans le but de lutter contre la criminalité transnationale organisée. Des cadres
régionaux avaient également été mis en place pour combattre la criminalité transnationale et
assurer la coopération en ce domaine entre les États du Pacifique.
13.
Un projet de politique nationale de promotion inclusive des personnes handicapées
(2020-2024) était à l’étude. Le pays ne disposant que d’un nombre limité d’écoles
spécialisées pour enfants handicapés, l’objectif était de doter des écoles ordinaires
d’équipements leur permettant d’intégrer ces enfants.
14.
L’absence de mesures ambitieuses qui seraient engagées à l’échelle mondiale au titre
de l’accord de Paris menaçait l’ensemble des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Les Îles Salomon appelaient la communauté internationale à se pencher sérieusement sur le
sort des réfugiés climatiques et à mener des actions plus énergiques en faveur du climat afin
de limiter le réchauffement planétaire en deçà de 1,5 °C.
15.
Les Îles Salomon ont indiqué que la création d’une institution nationale des droits de
l’homme restait à l’ordre du jour.
16.
En vertu de la loi de 2014 relative à l’intégrité des partis politiques, au moins 10 %
des postes de direction étaient réservés aux femmes. En outre, le Ministère de la fonction
publique avait conçu à l’intention des femmes occupant ce type de postes un programme de
mentorat qui contribuait à garantir l’égalité des chances aux hommes et aux femmes au sein
de la fonction publique.
17.
En tant que pays sortant d’un conflit, les Îles Salomon avaient mis en place un
ministère chargé de traiter les recommandations de la Commission Vérité et réconciliation.
Ratifier le Statut de Rome de la Cour pénale internationale n’était pas une priorité immédiate.
Comme indiqué dans le rapport national, des infrastructures judiciaires étaient en cours de
création dans les provinces afin d’améliorer l’accès des citoyens à la justice.
18.
Les Îles Salomon ont dit avoir pris note de la demande tendant à ce qu’elles envisagent
de ratifier le Traité sur le commerce des armes. Le problème des engins non explosés n’avait
pas été résolu, et des munitions datant de la deuxième Seconde Guerre mondiale continuaient
de tuer. Les Îles Salomon ont insisté sur la nécessité d’une opération d’enlèvement de ces
engins.
GE.21-08677
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