A/HRC/48/13
Leur mission comprenait des activités de coopération, de plaidoyer, de formation,
d’éducation, ainsi que la mise en place du réseau SAFENET, qui offrait un soutien aux
enfants comme aux victimes de violence sexiste ayant besoin d’assistance.
98.
La création d’une institution nationale des droits de l’homme était à l’étude.
Le Gouvernement continuait de renforcer l’action de ses institutions d’intégrité, dont le
Bureau de l’Ombudsman, la Commission des normes de conduite et la Commission
anticorruption. Ces institutions étaient légalement subventionnées pour lutter contre les
violations des droits de l’homme, la mauvaise administration et la corruption.
99.
Les Îles Salomon ont insisté sur leur détermination à honorer leurs obligations en
matière d’établissement de rapports sur les droits de l’homme. La version définitive d’un
document de réflexion sur la création d’un mécanisme national de mise en œuvre,
d’établissement de rapports et de suivi concernant les droits de l’homme, les objectifs de
développement durable et d’autres priorités nationales de développement a été arrêtée
en 2019. Cependant, compte tenu des moyens techniques limités du pays et de ses autres
objectifs prioritaires, ces obligations restaient difficiles à respecter.
100. Les Îles Salomon ont progressé dans la mise en œuvre, la promotion et la protection
des droits de l’homme en intégrant les normes conventionnelles relatives auxdits droits,
conformément à leurs cadres législatif et politique. En tant que pays sortant d’un conflit, elles
avaient fait des progrès considérables en matière d’accès aux services de base tels que la
santé, l’éducation et la justice. En conséquence, les citoyens pouvaient dorénavant exercer
leur liberté dans un environnement pacifique et stable.
101. Les Îles Salomon ont remercié les délégations pour l’aide apportée à l’élaboration de
leur rapport national aux fins de l’Examen périodique universel. La délégation a pris note des
commentaires, recommandations et observations formulés par diverses délégations et a
apporté plusieurs précisions.
102. Les Îles Salomon ont précisé que la Constitution n’autorisait pas la peine de mort.
Les châtiments corporels étaient interdits. Les Îles Salomon ont par ailleurs réaffirmé que
l’éducation sexuelle faisait partie du programme national d’enseignement.
103. Les Îles Salomon attendaient avec intérêt de collaborer avec le Conseil des droits de
l’homme afin de progresser sur certaines questions soulevées lors de l’Examen.
II. Conclusions et/ou recommandations
104. Les recommandations ci-après seront examinées par les Îles Salomon, qui
donneront une réponse en temps voulu, au plus tard à la quarante-huitième session du
Conseil des droits de l’homme.
104.1
Envisager de ratifier les principaux instruments internationaux
relatifs aux droits de l’homme, en commençant par le Pacte international relatif
aux droits civils et politiques et ses Protocoles facultatifs (Italie) ;
104.2
Envisager la possibilité de ratifier les instruments internationaux
relatifs aux droits de l’homme, tels que la Convention relative aux droits des
personnes handicapées et son Protocole facultatif, et les Protocoles facultatifs à
la Convention relative aux droits de l’enfant (République dominicaine) ;
104.3
Ratifier les principaux traités internationaux relatifs aux droits de
l’homme qui ne l’ont pas encore été, afin de progresser dans la réalisation des
objectifs de développement durable 5, 11, 13 et 16 (Paraguay) ;
104.4
Ratifier les principaux instruments relatifs aux droits de l’homme,
dont la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes
contre les disparitions forcées, la Convention contre la torture et autres peines
ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et la Convention internationale
sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de
leurs familles (Sierra Leone) ;
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GE.21-08677