A/HRC/37/14 instruments régionaux pertinents au droit interne. En 2015, plusieurs politiques visant à améliorer le bien-être des enfants avaient été adoptées, notamment la Politique nationale pour l’enfance. 121. Comme la Constitution le proclamait expressément, la Zambie était une nation chrétienne. Le droit à la vie de l’enfant à naître était protégé et la vie commençait dès la conception. À cet égard, les avortements sans risque devaient être pratiqués dans des circonstances très spécifiques, qui étaient définies dans la loi sur l’interruption de grossesse et le Code pénal. 122. La peine de mort était prévue dans la Charte des droits inscrite dans la Constitution, qui ne pouvait être modifiée que par référendum. Des progrès avaient été accomplis depuis 1997 s’agissant des efforts visant à abolir la peine de mort, raison pour laquelle il n’y avait pas eu d’exécutions depuis 1997. En 2016, un référendum qui aurait pu aboutir à l’abolition de la peine de mort avait été organisé, mais le peuple avait rejeté la motion et la Charte des droits était demeurée inchangée. Le Président avait commué toutes les condamnations à mort en 2016 et, à l’heure actuelle, il y avait environ 174 condamnés en attente de leur exécution dans le couloir de la mort. Les recours déposés avaient été examinés pour 13 d’entre eux seulement. 123. Dans le cadre des efforts qu’il déployait pour abolir la peine de mort, le Gouvernement examinait les moyens de modifier le Code pénal de manière à ce que les condamnations à mort puissent être laissées à la discrétion des juges et qu’elles ne soient plus obligatoires. En outre, le Gouvernement menait des campagnes de sensibilisation et le temps viendrait où le peuple serait prêt à abolir la peine de mort. 124. Des efforts étaient en cours pour accélérer la ratification des traités auxquels la Zambie n’était pas encore partie. Il s’agissait notamment de créer une base de données et d’adopter une loi sur la ratification des accords internationaux. 125. La Zambie avait fait l’objet d’une publicité négative, en particulier de la part des médias internationaux, qui avaient donné l’impression que l’exercice des droits à la liberté de réunion et d’expression était en régression. La délégation a demandé à ses partenaires internationaux de l’aider à inverser cette perception. 126. L’affirmation selon laquelle la loi sur l’ordre public aurait été utilisée pour étouffer les partis d’opposition ou les voix dissidentes était infondées. À l’approche des élections de 2016, le nombre de réunions du parti au pouvoir interrompues en vertu de la loi sur l’ordre public avait dépassé le nombre total des réunions du parti d’opposition qui avaient été interrompues. Plusieurs réunions ont dû être suspendues par le Ministre de la justice parce que la police ne disposait pas de moyens suffisants pour préserver le caractère pacifique des réunions. Le Gouvernement avait la responsabilité de maintenir la paix et l’ordre. 127. On dénombrait en Zambie 123 stations de radio privées et 26 entreprises de télévision, ce qui représentait une augmentation significative en quelques années. L’Autorité indépendante de l’audiovisuel avait suspendu les licences de trois sociétés de radiodiffusion afin d’enquêter sur des allégations de propos haineux. Ces sociétés avaient présenté des excuses pour ces propos. Un autre incident concernait le journal The Post, qui avait été fermé par injonction de justice en raison de son incapacité à honorer ses dettes et ses obligations fiscales. 128. En douze mois, plusieurs incendies criminels avaient entraîné des pannes d’électricité et la destruction de marchés. L’article 31 de la Constitution zambienne prévoyait des mesures pour lutter contre de tels incidents. L’application de cette disposition avait effectivement permis de réduire le nombre d’incidents. 12 GE.18-00322

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