A/HRC/41/17
l’amélioration des droits économiques et sociaux, en particulier des droits à la santé et à la
protection sociale, ainsi que l’augmentation du salaire minimum.
72.
La Tunisie s’est félicitée de la législation adoptée depuis le cycle d’examen
précédent à l’appui du cadre législatif et institutionnel relatif aux droits de l’homme, en
particulier le mécanisme national de lutte contre la torture et de protection des personnes
handicapées, des enfants en difficulté et des enfants démunis.
73.
La Turquie a remercié l’État de sa coopération avec la Rapporteuse spéciale sur la
situation des droits de l’homme au Cambodge et de son rapprochement des objectifs de
développement durable. Elle a noté avec satisfaction la liberté que la législation
cambodgienne reconnaissait aux organisations non gouvernementales, la création du
Conseil consultatif suprême et la loi modifiée sur les partis politiques.
74.
L’Ukraine a pris acte de la ratification des principaux instruments relatifs aux droits
de l’homme. Elle s’est dite préoccupée par l’affaiblissement du pouvoir judiciaire et par les
lois restreignant les droits civils et politiques. Elle a encouragé l’État à renforcer la
coopération avec les procédures spéciales et à créer une institution nationale des droits de
l’homme efficace.
75.
Le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord s’est inquiété du
resserrement de l’espace démocratique, comme en témoignaient la dissolution du Cambodia
National Rescue Party, l’incarcération de Kem Sokha et l’élection nationale en juillet 2018,
qui a entamé la légitimité. Il a encouragé l’État à accepter une visite de la Rapporteuse
spéciale sur les formes contemporaines d’esclavage, en particulier ses causes et ses
conséquences.
76.
Les États-Unis d’Amérique se sont déclarés toujours profondément préoccupés par
la suppression de l’opposition politique, de médias indépendants et de la société civile,
outre les restrictions injustifiables aux droits des travailleurs à la liberté d’association et de
réunion pacifique, donnant lieu aux élections de juillet 2018, qui n’étaient ni véritablement
libres ni équitables.
77.
L’Uruguay a loué les mesures prises pour éliminer le travail des enfants et la
violence à l’égard des femmes et des filles. Il a exhorté l’État à continuer d’agir pour
prévenir la violence et les sévices sexuels, en particulier le viol, ainsi qu’à promouvoir des
mécanismes efficaces de traitement des plaintes et des soins physiques et psychologiques
aux victimes.
78.
La République bolivarienne du Venezuela a noté la croissance économique soutenue
et la réduction de la pauvreté. Elle a également relevé le plan de santé
stratégique 2016-2020, la loi sur l’élimination de la traite de personnes et de l’exploitation
sexuelle, l’enseignement primaire universel et les progrès visant à créer une institution
nationale des droits de l’homme conforme aux Principes de Paris.
79.
La délégation cambodgienne a fait valoir que le Comité cambodgien des droits de
l’homme était un organe central créé pour coordonner, avec divers ministères et parties
prenantes, l’élaboration de rapports destinés aux organes conventionnels et pour suivre
l’application de recommandations formulées par ces mêmes organes et par les procédures
spéciales. Le Gouvernement avait, le 18 décembre 2017, promulgué un décret portant
création d’un groupe de travail interministériel comprenant toutes les institutions
gouvernementales pertinentes à des fins de meilleure coordination dans l’élaboration de
rapports.
80.
Le Ministère de l’information s’était consacré, en collaboration avec l’Ambassade
de Suède et l’UNESCO, à la rédaction d’un texte de loi sur l’accès à l’information. Un
groupe de travail technique mixte, formé d’institutions publiques, d’organismes des
Nations Unies, d’organisations de la société civile, d’experts des médias, du milieu
universitaire, de chercheurs et de partenaires du développement, avait été chargé
d’entreprendre la rédaction. Le Gouvernement entendait mener à bien le projet de loi sur le
droit d’accès à l’information, ainsi que deux autres lois importantes : la loi sur la
cybercriminalité et la modification de la loi sur la presse.
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GE.19-05712