A/HRC/41/17
politique. Il continuerait d’inviter le Gouvernement à organiser des élections libres et
équitables, ainsi qu’à rétablir la liberté d’expression et la participation politique.
101. Le Chili a reconnu les efforts déployés pour promouvoir et préserver les droits de
l’homme, en particulier la création d’un comité national de lutte contre la torture et autres
traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que les progrès accomplis en matière de
réforme du système judiciaire.
102. La délégation cambodgienne a déclaré que le Comité cambodgien des droits de
l’homme avait coopéré avec des organisations de la société civile à l’élaboration du projet
de loi sur la création d’une institution nationale des droits de l’homme, qui avait été lancé
par un groupe de travail de la société civile et examiné avec le Comité. Le projet de loi
n’avait pas été achevé. Le Comité continuerait de collaborer avec des parties prenantes, en
particulier le HCDH au Cambodge, pour veiller à ce que le projet s’aligne sur les Principes
de Paris et sur les normes internationales.
103. Depuis l’an 2000, aucun journaliste n’avait été tué pour des raisons politiques. Le
Gouvernement condamnait toutes attaques à la liberté de la presse dès lors que des
membres de médias agissaient légalement. Les faits n’étaient pas tous dus à des raisons
politiques ; parfois, des journalistes passaient outre les consignes de sécurité ou ne
disposaient d’aucun code d’éthique professionnelle. La liberté de la presse, garantie par la
Constitution, était réglementée par la loi sur la presse. En outre, pour favoriser la liberté
d’expression, le Cambodge avait supprimé du Code pénal la peine de détention pour
diffamation, en y garantissant que nul ne serait incarcéré pour avoir exprimé son opinion.
104. À l’égard des élections de 2018, la modification de la loi sur les partis politiques
avait été fondée sur un principe constitutionnel. La loi modifiée s’appliquait indistinctement
à tous les partis politiques. Aucun élément de la loi modifiée ne menaçait le multipartisme
instauré par la Constitution. Comme dans tous les pays démocratiques, la loi modifiée visait
à prévenir les atteintes et les actes contraires aux principes démocratiques fondamentaux,
tels que l’incitation à la haine raciale, la diffamation et la destruction du tissu social de la
nation.
105. Le Représentant permanent auprès de l’Office des Nations Unies à Genève a
souligné que certains délégués avaient fait primer les droits civils et politiques sur les droits
économiques, sociaux et culturels en abordant les questions cambodgiennes. Ces deux
groupes fondamentaux de droits ne devraient pas être traités différemment. La croissance
économique observée au Cambodge à l’issue d’une paix âprement gagnée grâce aux
politiques du Premier Ministre avait été sous-estimée, alors que l’importance de quelques
insuffisances avait été amplifiée. Pour le Cambodge, la paix était une condition préalable au
développement que le Gouvernement devait préserver, quel qu’en fût le prix, pour soutenir
la prospérité et les droits, en particulier économiques et sociaux, de la population.
106. Le Cambodge ne rejetait pas les autres droits et libertés. Les préoccupations
soulevées devraient être analysées sur la base du respect mutuel. L’Examen périodique
universel n’était pas une tribune livrée à la propagande politique, qui favorisait un groupe
ou un parti politique au détriment des autres. Les droits de l’homme devraient, non pas être
politisés, mais s’exercer d’une manière équitable et impartiale.
107. Le Cambodge sortait de la guerre ; après en avoir directement subi les effets
dévastateurs, il tenait à soutenir les efforts de paix dans le monde, paix et droits de l’homme
étant indissociables. Le Cambodge pourrait assurément devenir, dans l’histoire des
Nations Unies, le premier pays sortant d’un conflit qui, de destinataire de forces chargées
des opérations de maintien de la paix, allait désormais les déployer.
108. En ce qui concernait les droits sociaux et culturels, le Cambodge avait obtenu des
résultats louables grâce au soutien continu de la communauté internationale et d’États
partenaires.
109. Le Cambodge demeurait résolu à renforcer la coopération et un partenariat
constructif avec tous les mécanismes relatifs aux droits de l’homme et toutes les parties
prenantes de l’ONU en vue d’affermir la promotion et la protection des droits de l’homme
dans le pays.
GE.19-05712
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