A/HRC/39/7 réadaptation dont les personnes handicapées avaient besoin. Le Gouvernement avait lancé un programme en faveur des personnes handicapées pour la période de 2017-2020. 54. L’action menée pour prévenir la violence dans les lieux de détention et protéger les citoyens contre la torture privilégiait la prévention. En 2017, des mesures supplémentaires avaient été prises pour renforcer les garanties des droits et libertés des défendeurs des droits de l’homme. L’article 235 du Code pénal interdisant la torture avait pleinement donné effet à l’article premier de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Une procédure avait été mise en place afin de recevoir les plaintes déposées contre des agents des forces de l’ordre pour comportement illicite. Désormais, les procureurs vérifiaient régulièrement les conditions de détention dans les lieux de détention avant jugement et les centres d’accueil, au moyen de dispositifs de surveillance audio et vidéo. En outre, un suivi indépendant était assuré par le Médiateur parlementaire et le Commissaire aux entreprises. De nouvelles restrictions avaient été introduites concernant l’admissibilité des éléments de preuve. Ceux-ci étaient déclarés irrecevables s’ils étaient obtenus illégalement ou en violation du Code pénal ; s’ils étaient obtenus aux dépens des droits d’un défenseur des droits de l’homme ; si les informations provenaient d’une source inconnue ; ou si le témoignage n’était pas conforme aux normes établies. 55. La délégation a rendu compte des efforts déployés pour prévenir la torture dans les lieux de détention. Quelque 2 500 caméras de vidéosurveillance avaient été installées dans les lieux de détention avant jugement et les centres d’accueil ; dont 123 à l’intérieur des cellules. L’installation de 285 caméras supplémentaires avait été planifiée. Afin d’assurer le traitement rapide des cas de torture signalés par des citoyens, le Ministère de l’intérieur avait ouvert, en 2017, des locaux spéciaux pour accueillir les citoyens et recueillir leurs plaintes. Quelque 40 plaintes concernant des détenus avaient été déposées et devaient donner lieu à la révocation de 10 agents publics. 56. Une loi avait été adoptée le 17 avril 2018 pour lutter contre la traite des êtres humains. Il était nécessaire d’aligner le Code pénal sur les instruments internationaux pertinents, comme la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée. L’une des mesures remarquables qui avaient été prises au niveau national était la création d’une commission interinstitutions pour lutter contre la traite des êtres humains. En 2017, en tout 204 procédures pénales avaient été engagées pour exploitation sexuelle, et 32, pour exploitation par le travail (par rapport à 81 en 2016). 57. Des mesures supplémentaires avaient été prises pour garantir l’égalité des sexes. Le Comité des femmes était très actif dans ce domaine, et une loi sur la lutte contre la violence familiale avait été adoptée. Il existait, au niveau national, plus de 30 lois relatives à la protection de l’égalité des sexes. Des efforts étaient faits pour garantir l’égalité de rémunération pour un travail de valeur égale. Il était en outre prévu de créer un poste de défenseur des enfants et des jeunes. 58. Le Népal a salué l’importance accordée à la lutte contre la corruption et la traite des êtres humains, ainsi qu’à la promotion de la santé et d’un enseignement de qualité. Il a également pris note avec satisfaction de la collaboration de l’État avec le HCDH et d’autres mécanismes des droits de l’homme de l’ONU. Le Népal a engagé l’Ouzbékistan à poursuivre son action visant à renforcer l’indépendance de l’appareil judiciaire, à lutter contre la violence familiale et sexiste et à garantir l’égalité des sexes. 59. Les Pays-Bas se sont félicités des visites effectuées en 2017 dans le pays par le Haut-Commissaire et le Rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de conviction. Ils ont également salué les efforts déployés pour éliminer le travail des enfants et ratifier toutes les conventions pertinentes de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Ils ont néanmoins jugé regrettable la situation des lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexués en Ouzbékistan. 60. Le Nigéria a félicité l’État ouzbek pour sa coopération avec les mécanismes des droits de l’homme. Il a accueilli avec satisfaction les plans et programmes adoptés par l’État dans le domaine des droits de l’homme, ainsi que les efforts que ce dernier avait déployés pour défendre les principes de l’égalité et de la non-discrimination, et lutter contre le terrorisme. GE.18-11277 7

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