A/HRC/57/5 nuisait non seulement à leur épanouissement personnel, mais encore au progrès, au développement durable et à l’instauration d’une paix durable dans le pays. Ils avaient également interdit aux organisations non gouvernementales de dispenser des programmes d’enseignement, ce dont pâtissaient en particulier les enfants des campagnes. Plus de 2 millions de jeunes filles et de femmes n’étaient pas scolarisées. Dans le même temps, les défenseurs du droit universel à l’éducation étaient pris pour cible par les Taliban. La désorganisation de l’éducation, aggravée par l’instabilité économique, faisait que les jeunes filles risquaient davantage de devenir la proie de l’exploitation et du mariage forcé. 79. Les Taliban fermaient les écoles publiques et utilisaient les fonds consacrés à l’éducation pour transformer ces écoles en madrassa dans tout le pays. La prolifération des madrassa, connues pour promouvoir et attiser la violence et le terrorisme, non seulement nuisait à la qualité de l’enseignement, mais aussi risquait de favoriser l’endoctrinement et la radicalisation, menaçant ainsi réellement la stabilité régionale et mondiale. 80. Le Burundi a souligné qu’il ressortait des informations communiquées par la délégation que les autorités afghanes devaient promouvoir et protéger les droits des citoyens sans discrimination. 81. Le Canada a relevé que les autorités de facto avaient suspendu la Constitution afghane et remplacé l’ordre judiciaire par des décrets répressifs. Il a condamné les arrestations de femmes et de filles en lien avec les restrictions relatives aux tenues vestimentaires et le recours généralisé à la détention arbitraire. 82. Le Chili a demandé au régime de facto de garantir la pleine protection des droits humains de toutes les personnes, en particulier des femmes. 83. La Colombie a formulé des recommandations. 84. Le Costa Rica s’est déclaré préoccupé par la cessation de l’état de droit et la poursuite des violations systématiques des droits humains, notamment l’apartheid fondé sur le genre et la généralisation de la violence à l’égard des femmes et des filles. 85. La Croatie a condamné les violations systématiques des droits humains commises, en particulier, contre les femmes, les minorités, les défenseurs des droits de l’homme, les journalistes et les personnalités politiques, et a dénoncé la discrimination fondée sur le genre et les exécutions publiques. 86. Chypre a formulé des recommandations. 87. La Tchéquie a pris note de la régression des droits de l’homme en Afghanistan depuis l’Examen précédent, s’agissant en particulier des droits des femmes. 88. Le Danemark a condamné le démantèlement de la protection institutionnelle des droits de l’homme et s’est dit préoccupé par la persécution des femmes et des filles et leur éloignement de la vie publique. 89. La République dominicaine a félicité l’Afghanistan d’avoir organisé des groupes de travail pour examiner les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels du peuple afghan. 90. L’Équateur s’est déclaré préoccupé par le démantèlement de la protection institutionnelle des droits de l’homme. Il a appelé instamment à l’adoption de mesures visant à promouvoir la participation des femmes à la vie publique et à les protéger contre la violence fondée sur le genre. 91. L’Égypte a accueilli avec satisfaction la présentation du rapport national et a formulé des recommandations. 92. L’Estonie s’est dite préoccupée par les directives violant les droits de l’homme et prenant pour cible les femmes et les filles, et a demandé instamment que tout processus d’examen des lois soit conforme au droit international des droits de l’homme. 93. La Finlande a pris note avec une profonde inquiétude de l’évolution de la situation en Afghanistan depuis l’Examen précédent. GE.24-09690 9

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