A/HRC/44/10
104. La désinstitutionnalisation avait été l’une des priorités du Gouvernement au cours
des quelques années écoulées, conformément à la Convention relative aux droits de
l’enfant. Le nombre d’enfants placés en institution avait nettement baissé. Seuls 600 enfants
environ se trouvaient encore dans des établissements publics de soins. En incluant les
établissements d’enseignement spécialisé, environ 2 000 enfants au total étaient en
institution. Le placement familial spécialisé était possible pour les personnes handicapées
de 18 à 23 ans déjà passées par des institutions spécialisées, afin de leur offrir un cadre
familial.
105. À partir de 2017, des ressources du budget de l’État avaient été affectées à des
services spécifiques visant à faciliter l’accès des aveugles, des déficients visuels et des
personnes ayant d’autres difficultés de lecture des textes imprimés aux œuvres publiées,
notamment par l’impression de livres en braille et l’enregistrement de livres audio.
106. Les personnes handicapées étaient prioritaires pour bénéficier de l’ensemble des
programmes d’emploi public. L’agence nationale pour l’emploi comptait environ
2 500 demandeurs d’emploi handicapés, dont 42 % de femmes.
107. Le Gouvernement avait mis en place une aide financière d’État pour les victimes de
violence familiale et fixé des normes minimales pour les foyers d’accueil. Il avait
également créé le Conseil pour la prévention de la violence familiale, auquel participaient
l’État et des organisations de la société civile. La formation et le renforcement des capacités
figuraient parmi les composantes clefs de la politique publique de lutte contre la violence
familiale.
108. S’agissant des soins de santé, avec l’appui de la Banque mondiale, de nombreux
établissements de santé avaient été construits, rénovés et équipés de matériel médical et de
mobilier. Tous ces établissements étaient accessibles aux personnes handicapées.
109. Afin de garantir l’accès aux soins, des médecins avaient été affectés dans des
hôpitaux régionaux pour des missions courtes et le parc d’ambulances avait été rééquipé et
rénové. Une assurance maladie globale avait également été mise en place. Grâce à la
gratuité des soins, le Gouvernement avait assuré l’accès aux soins chirurgicaux, à la
radiothérapie, aux services de santé reproductive, aux soins pédiatriques et au traitement
des maladies cardiovasculaires. La loi sur les soins psychiatriques avait été modifiée afin de
régir le consentement libre et éclairé du patient ou de son représentant légal.
110. Des mesures préventives de grande ampleur avaient été déployées auprès de la
population pour informer sur le dispositif de gratuité des soins et sur le dépistage rapide du
VIH. En 2018, un module en ligne gratuit sur la stigmatisation et la discrimination avait été
conçu et intégré à la formation continue de l’Institut national de la santé.
111. La loi sur la santé et les droits en matière de procréation avait interdit l’interruption
artificielle de grossesse en raison du sexe de l’enfant. Le projet de code pénal prévoyait
d’incriminer l’interruption de grossesse.
112. En matière d’éducation, en 2020, le financement public de l’éducation avait
augmenté de 10 %. Vingt nouvelles écoles avaient été construites dans des zones reculées.
Tous les établissements publics, y compris dans les zones reculées, avaient été dotés d’un
accès à Internet et étaient équipés d’ordinateurs. En 2019, un centre d’enseignement à
distance avait été créé pour assurer des formations en ligne au profit des écoles situées dans
les zones reculées.
113. Depuis 2018, des cours d’arménien avaient été mis en place pour les enfants de
demandeurs d’asile et de réfugiés, afin d’assurer leur réussite scolaire. Le faible taux
d’inscription de filles yézidies dans les établissements d’enseignement secondaire était un
sujet de préoccupation. Des campagnes de sensibilisation à l’importance de l’éducation des
filles étaient régulièrement organisées auprès des représentants de la communauté yézidie,
avec la participation d’organisations non gouvernementales locales.
114. En outre, au cours des deux années à venir, l’éducation inclusive serait mise en place
dans toutes les régions du pays. Elle existait déjà dans sept des 11 régions d’Arménie.
115. L’Albanie a félicité l’Arménie pour la signature d’instruments internationaux
importants relatifs aux droits de l’homme.
GE.20-04228
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