A/HRC/41/5
des enfants, et des comités de lutte contre le harcèlement dans tous les ministères. La Cour
suprême avait créé une section spécifiquement chargée d’examiner les affaires de violence
à l’égard des femmes. De surcroît, des tribunaux spécialisés dans la violence à l’égard des
femmes existaient dans plus de 20 provinces.
8.
Le Gouvernement prenait toutes les précautions possibles pour protéger la
population civile. À ce sujet, un conseil national pour la prévention des pertes civiles et un
groupe de travail technique avaient été créés. Le Gouvernement avait pour fil conducteur la
politique nationale de prévention des pertes civiles qui était appliquée. L’Afghanistan
restait déterminé à appliquer ce texte pleinement.
9.
L’Afghanistan avait incorporé dans le nouveau Code pénal les dispositions de la
Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants, retiré sa réserve à la Convention et ratifié le Protocole facultatif se rapportant à
la Convention. Avec la promulgation de la loi sur l’interdiction de la torture et la création
de la commission chargée de cette matière, l’Afghanistan avait apaisé des craintes au sujet
de la maltraitance des détenus. De plus, le Gouvernement avait entrepris d’améliorer les
infrastructures carcérales et de développer les services de soins de santé et de réinsertion.
10.
En collaboration avec ses partenaires internationaux, l’Afghanistan avait totalement
éliminé l’enrôlement d’enfants dans ses forces de défense et de sécurité, grâce à la mise en
œuvre d’une politique visant à protéger les enfants en cas de conflit armé et à la création de
centres de protection de l’enfance. De plus, le Code pénal interdisait d’incarcérer les
enfants, de leur infliger des sanctions et de les condamner à la peine capitale. Il érigeait
aussi en infraction la pratique du bacha bazi. Des infrastructures d’orphelinat avaient été
améliorées et il existait des services de protection de l’enfance pour enfants vulnérables.
L’Afghanistan avait adopté une stratégie et un plan d’action nationaux de prévention du
travail des enfants en exécution des obligations mises à sa charge par la Convention
(no 182) de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur les pires formes de travail des
enfants, 1999. Le Secrétariat national de la protection de l’enfance, sous la tutelle du
Ministère du travail et des affaires sociales, avait été créé pour renforcer l’action
coordonnée dans le domaine de la protection de l’enfance.
11.
Des progrès importants avaient été accomplis concernant l’accès à l’éducation et aux
soins de santé. Le plan stratégique national relatif à l’éducation contenait des indicateurs
permettant de suivre l’évolution du développement du système d’éducation. L’Afghanistan
avait entrepris une révision globale des programmes de cours en vue d’y inclure les valeurs
associées aux droits de l’homme. L’Afghanistan cherchait à faire en sorte non seulement
que les enfants soient scolarisés, mais aussi qu’ils terminent leurs études. Concernant les
soins de santé, 93 % de la population vivait à deux heures au plus d’un centre médical
public. Les taux de mortalité maternelle, néonatale et infantile avaient diminué.
12.
Une agence nationale de protection des personnes handicapées avait été créée pour
promouvoir l’intégration sociale des personnes handicapées et fournir à celles-ci des
services plus adaptés.
13.
La liberté d’expression contribuait pour beaucoup à la promotion des droits de
l’homme ; ni restrictions ni censure ne s’appliquaient en principe aux médias. La loi sur
l’accès à l’information avait contribué à garantir le droit à l’information. Des mesures
avaient été prises pour protéger les droits des journalistes et des défenseurs des droits de
l’homme. Le Gouvernement et les médias avaient par exemple créé un comité conjoint de
coordination concernant la protection et la sécurité des journalistes.
14.
L’Afghanistan avait assisté au retour d’un nombre sans précédent de réfugiés et de
personnes déplacées à l’intérieur du pays. Le Conseil des migrations, dirigé par le
Président, et le Comité exécutif sur le déplacement et le retour, dirigé par un haut
responsable, étaient les mécanismes de décision qui permettaient de prendre des mesures
efficaces.
15.
La justice et l’égalité étaient des conditions préalables à la paix et au
développement. Le Cadre national pour la paix et le développement (2017-2021) décrivait
la vision de l’État et attestait l’attachement du pays au Programme de développement
durable à l’horizon 2030.
GE.19-05622
3
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