A/HRC/48/12
système scolaire public et rappelait aux enseignants et aux autres membres du personnel que
le recours aux châtiments corporels constituait un motif de suspension ou de licenciement.
Le Ministère de la santé, les autorités judiciaires et le Sénat avaient pris des mesures concrètes
destinées à sensibiliser le public, en particulier au moyen d’initiatives menées auprès des
communautés et des écoles, de réunions de parents d’élèves et de messages radiophoniques.
23.
En ce qui concerne la surpopulation carcérale, une prison nationale d’une capacité
maximale de 100 prisonniers dans chaque bâtiment était en cours de construction et avait
vocation à ouvrir ses portes en 2022. Il avait été prévu de séparer les détenus en fonction du
sexe, de l’âge et de la gravité des infractions. Des programmes scolaires et des activités de
jardinage et récréatives seraient organisés à l’intention des détenus.
24.
Concernant la liberté d’expression, il a été rappelé que la Constitution prévoyait le
droit à la liberté d’opinion et d’expression. Selon l’article IV (par. 2) de la Constitution : « le
Gouvernement n’entreprend rien qui soit de nature à restreindre ou abolir la liberté
d’expression ou la liberté de la presse. Aucun journaliste digne de ce nom ne peut être
contraint par les autorités à divulguer un renseignement obtenu dans le cadre d’une
investigation professionnelle, ni être emprisonné pour avoir refusé de livrer un tel
renseignement ». De plus, la Constitution reconnaissait à tout citoyen le droit « de prendre
connaissance de tout document administratif et d’assister aux délibérations officielles de tout
organisme ou administration publics » (art. IV, par. 12). En 2014, le Président des Palaos
avait signé une loi permettant à toute personne de soumettre une demande à un organisme
public en vue de produire des documents publics dans les dix jours suivant la requête et
d’assister aux délibérations ou aux réunions publiques de tout organisme ou administration
publics.
25.
Le Ministère de l’éducation veillait à ce que toutes les écoles des Palaos puissent
fournir aux élèves des services de santé, de sécurité et de bien-être général. En outre, le
Ministère procédait à des activités de sensibilisation des élèves et de la communauté au sujet
de l’existence des services disponibles en matière de VIH/sida et d’autres infections
sexuellement transmissibles. Des actions de sensibilisation à la violence fondée sur le genre
étaient menées auprès du public, en particulier dans le cadre des programmes de
sensibilisation mis en place dans les établissements scolaires.
26.
Concernant les catastrophes naturelles, les Palaos avaient révisé et approuvé un Cadre
national de gestion des risques de catastrophes et des plans avaient été mis en place, avec le
soutien de diverses parties prenantes.
27.
Les Palaos avaient procédé à leur premier examen national volontaire relatif à la mise
en œuvre des objectifs de développement durable, intitulé « Horizon 2030 : progrès réalisés
dans la construction d’un avenir résilient, durable et équitable », lors du forum politique de
haut niveau pour le développement durable, qui s’était tenu en 2019.
28.
Concernant les changements climatiques, la République des Palaos avait élaboré la
Politique relative aux changements climatiques pour un développement à faibles émissions
résistant aux changements climatiques et aux catastrophes. Cette politique visait à renforcer
les capacités d’adaptation et la résilience aux effets attendus des changements climatiques
mondiaux, à améliorer la capacité des Palaos à gérer les catastrophes inattendues et à réduire
au minimum les risques associés, tout en atténuant les effets des changements climatiques
mondiaux. De nombreuses autres mesures relatives aux changements climatiques avaient été
prises par le Gouvernement.
29.
Des mesures avaient été prises par les autorités afin de protéger leurs citoyens et toutes
les personnes vivant aux Palaos contre la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19).
Dès le début de la pandémie, le Gouvernement avait immédiatement fermé les frontières
nationales afin d’empêcher la propagation du virus sur le territoire palaosien. La République
des Palaos figurait parmi les sept seuls pays au monde à être encore exempt du virus
responsable de la maladie à coronavirus (COVID-19) et avait entièrement vacciné plus de
65 % de sa population. Toutefois, les résidents des Palaos, ressortissants et
non-ressortissants, continuaient à subir les conséquences de la pandémie due à la maladie à
coronavirus (COVID-19), comme en témoignaient le chômage et d’autres perturbations du
marché de l’emploi. Selon les estimations, 2 600 emplois aux Palaos allaient être directement
GE.21-09344
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