A/HRC/39/6
voté, soit le plus fort taux de participation enregistré dans l’histoire de la Colombie. Le
statut de l’opposition avait été approuvé, et garantissait que toutes les opinions politiques
seraient entendues.
9.
Les agressions de défenseurs des droits de l’homme et de responsables de
mouvements sociaux restaient l’un des grands problèmes du pays. Le Gouvernement
refusait tous les actes de violence visant ces groupes et reconnaissait l’importance du travail
de ces acteurs dans le renforcement de la démocratie et de l’état de droit. Il s’employait
donc à consolider sa politique de prévention et de protection, et avait mis en œuvre le
nouveau système d’alerte précoce, le mécanisme de protection collective, la Commission
nationale des garanties de sécurité et l’Unité d’enquête spéciale pour le démantèlement des
organisations criminelles et la répression des agissements criminels au sein de la Fiscalía
General de la Nación. Près de 4 000 responsables de mouvements sociaux et défenseurs des
droits de l’homme, dont 60 % se trouvaient dans les zones rurales, étaient actuellement
protégés dans le cadre du programme national de prévention et de protection.
10.
Au cours des huit dernières années, 5 millions de personnes avaient été sorties de la
pauvreté en Colombie, et 8 millions d’enfants avaient eu accès à une éducation gratuite
dans des établissements publics. La Colombie était déterminée à réaliser les objectifs de
développement durable.
11.
La Colombie était consciente des difficultés qui se posaient à elle concernant les
déplacements forcés, les enrôlements d’enfants par des groupes armés illégaux, la
réparation collective pour les victimes, les enquêtes et les sanctions visant les auteurs de
violations des droits de l’homme et de violence à l’égard des femmes. L’État était résolu à
poursuivre ses efforts pour surmonter ces problèmes.
B.
Dialogue et réponses de l’État examiné
12.
Au cours du dialogue, 86 délégations ont fait des déclarations. Les recommandations
faites à cette occasion figurent dans la partie II du présent rapport.
13.
La Turquie a rappelé l’importance de l’accord de paix comme feuille de route pour
traiter les questions relatives aux droits de l’homme de manière globale. Elle a souligné que
les questions foncières étaient de la plus haute importance pour s’attaquer aux causes
profondes de la violence.
14.
L’Ukraine s’est félicitée de l’adoption de la Stratégie nationale de lutte contre la
traite des personnes et de la priorité accordée à la lutte contre l’homicide volontaire, la
violence sexuelle et la violence intrafamiliale dans le Plan stratégique pour la période
2016-2020 de la Fiscalía General de la Nación.
15.
Les États-Unis d’Amérique se sont dits préoccupés par les exécutions
extrajudiciaires, le faible degré de mise en cause des responsables de violations des droits
de l’homme et d’atteintes à ces droits, et les agressions visant des dirigeants d’ascendance
africaine et autochtones. Ils ont demandé des données sur les poursuites engagées contre les
auteurs d’exécutions constituant des « faux positifs ».
16.
L’Uruguay a salué les progrès accomplis dans les pourparlers engagés avec les
Forces armées révolutionnaires de Colombie et a encouragé la Colombie à allouer en
priorité les ressources techniques, financières et humaines nécessaires à la mise en œuvre
de l’accord de paix conformément aux principes de transparence, de participation et de
responsabilité.
17.
La République bolivarienne du Venezuela a invité les parties à respecter l’accord de
paix afin de mettre fin à un conflit qui avait fait des milliers de morts et duré plus de
cinquante ans.
18.
La Zambie a félicité la Colombie de promouvoir et protéger les droits de l’homme et
d’avoir ratifié la Convention relative aux droits des personnes handicapées.
19.
L’Algérie a félicité la Colombie pour sa détermination à instaurer une paix viable et
durable dans le cadre de l’accord de paix de 2016. Elle a constaté avec satisfaction que la
GE.18-11276
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