A/HRC/39/6
Introduction
1.
Le Groupe de travail sur l’Examen périodique universel, créé conformément à la
résolution 5/1 du Conseil des droits de l’homme, a tenu sa trentième session du 7 au 18 mai
2018. L’Examen concernant la Colombie a eu lieu à la 7e séance, le 10 mai 2018. La
délégation colombienne était dirigée par Guillermo Rivera Flores, Ministre de l’intérieur. À
sa 14e séance, tenue le 15 mai 2018, le Groupe de travail a adopté le présent rapport
concernant la Colombie.
2.
Le 10 janvier 2018, afin de faciliter l’Examen concernant la Colombie, le Conseil
des droits de l’homme avait constitué le groupe de rapporteurs (troïka) suivant : Australie,
Panama et Qatar.
3.
Conformément au paragraphe 15 de l’annexe à la résolution 5/1 et au paragraphe 5
de l’annexe à la résolution 16/21, les documents ci-après avaient été établis en vue de
l’Examen concernant la Colombie :
a)
Un rapport national
(A/HRC/WG.6/30/COL/1) ;
présenté
conformément
au
paragraphe
15 a)
b)
Une compilation établie par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme
(HCDH) conformément au paragraphe 15 b) (A/HRC/WG.6/30/COL/2) ;
c)
Un résumé établi par le HCDH conformément au paragraphe 15 c)
(A/HRC/WG.6/30/COL/3).
4.
Une liste de questions préparée à l’avance par l’Allemagne, la Belgique, le Brésil, le
Chili, le Liechtenstein, le Portugal, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du
Nord, la Slovénie et la Suède avait été transmise à la Colombie par l’intermédiaire de la
troïka. Cette liste peut être consultée sur le site Extranet de l’Examen périodique universel.
I. Résumé des débats au titre de l’Examen
A.
Exposé de l’État examiné
5.
Le chef de la délégation a souligné qu’il était important de participer au troisième
cycle de l’Examen périodique universel afin de faire part des progrès accomplis et des
difficultés rencontrées par son pays. Il a remercié les organisations de la société civile, le
Bureau du Médiateur, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et
les organismes des Nations Unies présents en Colombie pour leur engagement en faveur de
la paix et pour leur travail au quotidien.
6.
La paix était le meilleur moyen de garantir les droits de l’homme, et l’Accord final
pour la fin du conflit et la construction d’une paix stable et durable signé en 2016
constituait une étape importante à cet égard. Les victimes du conflit avaient participé aux
négociations de paix, et l’accord intégrait les questions de genre et la dimension ethnique.
Des dispositions avaient été prises pour la libération et la prise en charge des enfants
victimes du conflit. Un dialogue était actuellement mené avec l’Armée de libération
nationale (ELN).
7.
Avec la fin du conflit, le nombre de cas d’enlèvements, de disparitions,
d’enrôlements et de déplacements ainsi que le nombre de victimes de mines antipersonnel
avaient diminué, et 2017 avait été l’année affichant le taux d’homicides le plus bas depuis
1975. Des progrès avaient également été accomplis dans le domaine du déminage
humanitaire, et un tiers des municipalités avaient été déclarées exemptes de mines.
8.
Les Forces armées révolutionnaires de Colombie − Armée populaire (FARC-EP)
avaient déposé les armes et quelque 12 000 ex-combattants avaient rejoint la société civile.
En outre, 69 000 familles participaient aux programmes de remplacement des cultures
illicites. Les Forces armées révolutionnaires de Colombie avaient été intégrées comme parti
politique lors des élections législatives de mars 2018, auxquelles 48 % de l’électorat avait
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GE.18-11276