A/HRC/41/5 45. Le Bhoutan a salué la création du conseil pour l’état de droit et la lutte contre la corruption sous la tutelle du Président. 46. L’État plurinational de Bolivie a salué le processus engagé pour élargir le champ des réformes juridiques, y compris la ratification d’instruments. 47. La Bulgarie a encouragé l’État à prendre des mesures plus concrètes pour éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles et améliorer l’accès de celles-ci à l’éducation et au travail, et a salué la volonté du pays de lutter contre la traite. 48. Le Canada a salué les progrès accomplis dans le domaine de la protection des droits des femmes et a exhorté l’État à appliquer la législation en éduquant la population, en formant les fonctionnaires et en garantissant l’accès à la justice. 49. Le Chili a salué les réformes juridiques engagées pour ériger la torture et les crimes contre l’humanité en infraction, l’interdiction du harcèlement à l’égard des femmes et la ratification du Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. 50. L’Afghanistan a insisté sur le fait que les Forces nationales de défense et de sécurité afghanes étaient déterminées à respecter et à protéger les droits de l’homme. Des opérations militaires n’étaient pas menées si elles présentaient un grand risque de porter atteinte à la population civile ou à des biens civils. De plus, les militaires étaient désormais équipés de dispositifs techniques, dont des enregistreurs, pour prévenir les écarts de conduite. Le personnel de la Direction nationale de la sécurité avait suivi une formation sur les droits de l’homme et le droit international humanitaire, qui faisait également partie du programme de formation de la Direction nationale de l’Académie de sécurité. 51. Le Gouvernement entendait revoir sa politique nationale de prévention des pertes civiles pour améliorer la sensibilisation au droit national et international et prévenir l’installation de bases militaires dans des lieux publics ; prendre les précautions possibles en cas de contre-attaque ; évaluer les risques ; et ouvrir une enquête en cas de pertes civiles. Un département indépendant des droits de l’homme avait été créé au sein de la Direction nationale de la sécurité. Il était chargé de contrôler les centres de détention et leur personnel, y compris à l’échelle provinciale. Son action s’inspirait du Manuel pour enquêter efficacement sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Il avait soumis ses rapports trimestriels au Président de l’Afghanistan et à la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA). 52. Selon le Département des droits de l’homme, les actes de torture et les violations des droits de l’homme avaient diminué de 93 % depuis 2014. Les évaluations de la Direction nationale de la sécurité avaient montré que la plupart de ces violations avaient été commises durant des arrestations de suspects qui avaient ignoré les sommations ou avaient opposé une résistance armée. La Direction avait élaboré un plan visant à renforcer son contrôle interne et à améliorer la sensibilisation à la prévention de la torture en 2019. 53. Concernant la protection de l’enfance, tous les mineurs privés de liberté étaient incarcérés dans des centres de redressement dans leur province après avoir été arrêtés et entendus. 54. Le Centre de protection des journalistes et des médias et le Comité de coordination avaient été créés pour évaluer les menaces et prendre des mesures de protection. 55. Le plan élaboré pour protéger les minorités et garantir leur sécurité avait donné lieu à une diminution des attaques visant des minorités. 56. Concernant la coopération internationale, la Direction nationale de la sécurité coopérait activement avec la MANUA, le Comité international de la Croix-Rouge et la Commission afghane indépendante des droits de l’homme. Des représentants de ces organisations s’étaient rendus dans des centres de détention dans tout le pays. Des institutions nationales chargées de la sécurité avaient signé un mémorandum avec la Commission. 6 GE.19-05622

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