A/HRC/48/6
93.
Le processus de paix en cours visait à réunir une large gamme de parties prenantes,
y compris des partenaires internationaux comme les Nations Unies. L’accord pour la paix et
la réconciliation nationale au Mozambique était le principal instrument guidant le processus
de démilitarisation, de désarmement et de réintégration des anciens membres de la Résistance
nationale mozambicaine. Des efforts de sensibilisation étaient déployés dans le but
d’encourager les officiers supérieurs autoproclamés de ce mouvement à rejoindre le
processus.
94.
Le Mozambique avait permis aux médias nationaux et internationaux de se rendre
dans les zones touchées par le conflit afin qu’ils puissent rendre compte de manière
transparente et impartiale des conditions dans lesquelles vivaient les habitants. Il était
néanmoins parfois nécessaire de limiter le nombre de personnes autorisées à pénétrer dans
ces parties du pays pour des raisons de sécurité. Un accès à ces dernières avait été assuré, en
particulier, aux organisations spécialistes des droits de l’homme et de l’aide humanitaire
comme le Comité international de la Croix-Rouge.
95.
Les questions soulevées et les recommandations présentées dans le cadre du dialogue
concernaient, pour l’essentiel, les principales préoccupations du Gouvernement, au titre
desquelles des mesures étaient déjà prises, ainsi qu’indiqué dans le rapport national. Des
informations avaient, à cet égard, été communiquées sur les mariages précoces, l’élimination
de tous les types de violence, y compris la violence domestique, l’égalité des genres et les
réformes juridiques, notamment la transposition des obligations internationales dans le droit
interne. Des mesures avaient été prises, par ailleurs, en vue de réduire les taux d’abandon
scolaire, en particulier des filles, et le taux d’analphabétisme, et de lutter contre la
discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.
96.
S’agissant de la ratification des instruments internationaux relatifs aux droits de
l’homme, un processus avait été mis en place dans le but de ratifier le Pacte international
relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et d’examiner la possibilité de ratifier
d’autres instruments.
97.
Le Kenya a félicité le Mozambique d’avoir procédé à la révision du Code pénal et du
Code de procédure pénale.
98.
La Lettonie a accueilli avec satisfaction la présentation du rapport national.
99.
Le Liban a salué l’accord de paix de 2019, mais s’est dit préoccupé par le grand
nombre de personnes déplacées par les catastrophes naturelles dans le nord du pays.
100. Le Lesotho a félicité le Mozambique d’avoir préservé la liberté d’opinion et
d’expression grâce à la constitution d’un conseil supérieur des médias.
101. La Libye a salué la promulgation de lois et de politiques visant à promouvoir et
protéger les droits de l’homme.
102. Le Luxembourg a adressé à l’État mozambicain ses vœux de réussite dans la mise en
œuvre des recommandations issues de l’Examen le concernant.
103.
Le Malawi a remercié le Gouvernement pour son rapport complet.
104. La Malaisie a pris note des efforts déployés pour lutter contre la traite des personnes
et les mauvaises conditions de détention. La Malaisie a engagé le Mozambique à prendre de
nouvelles mesures pour protéger les personnes atteintes d’albinisme.
105. Les Maldives ont pris note des efforts déployés pour améliorer les capacités
opérationnelles des institutions chargées de la promotion des droits de l’homme et réformer
le système d’administration de la justice.
106. Le Mali a exprimé sa solidarité avec le Mozambique à la suite des récentes attaques
terroristes et a appelé la communauté internationale à maintenir son soutien aux efforts
déployés par le pays pour lutter contre le terrorisme.
107. La Mauritanie a félicité le Mozambique des progrès qu’il a réalisés dans la promotion
des droits de l’homme depuis le dernier cycle.
108. Maurice a applaudi l’adoption de mesures visant à lutter contre la violence contre les
enfants et à interdire le travail forcé.
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GE.21-08604