A/HRC/43/11
75.
La France s’est félicitée de la ratification de traités internationaux relatifs aux droits
de l’homme, ainsi que des progrès en matière de droits des personnes lesbiennes, gay,
bisexuelles, transsexuelles et intersexes et de droits des femmes.
76.
Le Gabon a félicité l’Angola d’avoir adopté des politiques publiques visant à lutter
contre la pauvreté et en faveur des groupes vulnérables.
77.
La Géorgie s’est félicitée de l’adoption du nouveau Code pénal, qui, entre autres,
érige en infraction pénale les mutilations génitales féminines.
78.
L’Allemagne s’est félicitée de la ratification de trois traités fondamentaux relatifs
aux droits de l’homme, mais s’est dite toujours préoccupée par les exactions commises par
les membres des forces de sécurité.
79.
Le Ghana a pris note avec satisfaction de la ratification récente par l’Angola de
plusieurs instruments relatifs aux droits de l’homme.
80.
Haïti a salué les efforts déployés par l’Angola en vue de protéger les droits de
l’homme, en particulier dans le cadre de la lutte contre la corruption et de la diversification
de son économie.
81.
La délégation a rappelé que les principales conventions relatives aux droits de
l’homme avaient déjà été ratifiées. Si la ratification d’autres instruments était encore à
l’étude, la volonté politique du Gouvernement et du peuple angolais de prendre de
nouvelles mesures en ce sens ne faisait aucun doute. Toutefois, en ce qui concerne
l’adhésion au Statut de Rome de la Cour pénale internationale, l’Angola se conformera à la
position collective adoptée par l’Union africaine, qui est bien connue.
82.
La question du déminage était une priorité pour l’Angola depuis le début de la
période de paix (2002). Le déminage permettrait la libre circulation des personnes et la
mise en culture des terres arables, ce qui était nécessaire au développement de l’agriculture
du pays. La délégation a une fois de plus appelé à la coopération à cet égard, en particulier
avec les pays ou les organismes dotés des technologies et des compétences pertinentes.
83.
Concernant les réfugiés et les migrations, la délégation a précisé que la majorité des
immigrants et des réfugiés en Angola étaient des citoyens africains. Le Gouvernement
s’était employé à légaliser leur situation, non seulement pour faire reconnaître leurs droits,
mais aussi en reconnaissance de l’aide apportée par d’autres pays africains aux citoyens
angolais pendant la lutte pour l’indépendance et la guerre civile.
84.
La Politique nationale pour l’égalité et l’équité entre les hommes et les femmes
comprenait des mesures politiques en vue de l’avancement des femmes. Les statistiques
concernant la participation des femmes à la vie publique étaient encourageantes. Par
exemple, quelque 42 % des fonctionnaires étaient des femmes, tout comme plus de 30 %
des parlementaires. La violence domestique reste un sujet de préoccupation, mais l’Angola
avait adopté un train de mesures visant à résoudre ce problème, notamment des campagnes
de sensibilisation et de conseil. L’Angola avait également mené des campagnes de lutte
contre des pratiques néfastes telles que le mariage précoce, et d’autres visant à prévenir les
grossesses précoces.
85.
En réponse à une question concernant l’opération « Rescue », il a été précisé que,
pendant cette opération, quelque 1 500 lieux de culte considérés comme inadéquats et
présentant des risques pour la santé et l’ordre public avaient été fermés. Toutefois, grâce à
un effort conjoint avec les administrations municipales et provinciales, 300 autres lieux de
cultes, conformes aux plans d’urbanisme urbains et territoriaux et à la réglementation
relative aux permis en vigueur, avaient été ouverts.
86.
Concernant les politiques de protection de l’enfance, la protection contre les
violences était assurée par la Constitution, par plusieurs lois ainsi que par le Code pénal,
qui contenait des dispositions visant à lutter contre les mauvais traitements infligés aux
mineurs. L’Angola mettait à jour sa stratégie nationale de prévention et de lutte contre les
violences faites aux enfants. En outre, un plan d’action national pour l’élimination du
travail des enfants était en cours d’adoption. S’agissant des accusations de sorcellerie visant
des enfants, le nombre de cas avait sensiblement diminué grâce à la politique de
sensibilisation de l’Institut national pour l’enfance avec le concours d’organisations de la
GE.19-21343
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