A/HRC/48/16
les dispositions protégeant les travailleurs migrants s’exposait à de lourdes peines d’amende
ou de prison et pouvait se voir interdire l’embauche de travailleurs migrants. Les migrants
pouvaient également demander l’aide d’organisations non gouvernementales ou du Centre
de services du Ministère de la main-d’œuvre.
35.
Le Gouvernement avait adopté une approche à trois volets pour prévenir la
maltraitance des travailleurs domestiques étrangers. Elle consistait à éduquer les employeurs,
à détecter les cas au moyen d’entretiens et à dissuader la maltraitance par de lourdes
sanctions. Singapour a également institué des visites à domicile pour contrôler le bien-être
des travailleurs domestiques ainsi que les conditions dans lesquelles ils travaillent et de
vivent.
36.
Le travailleur migrant doit habituellement obtenir le consentement de son employeur
pour chercher un nouvel emploi à Singapour. Il importe en effet de concilier l’intérêt du
premier à pouvoir changer d’emploi et l’intérêt du second à ce que la relation d’emploi soit
prévisible. Ce consentement n’était toutefois pas requis en cas de violation des protections
légales, comme le non-paiement du salaire.
37.
Singapour a reconnu la charge financière inutile que le montant élevé des frais de
recrutement faisait peser sur les travailleurs migrants. Des mesures avaient été prises pour
empêcher cette pratique à Singapour.
38.
Pendant la pandémie de COVID-19, le Gouvernement avait veillé à ce que tous les
travailleurs migrants bénéficient du même niveau de soins médicaux que tout Singapourien
atteint de la maladie, le coût total du traitement hospitalier étant pris en charge par l’État. Les
travailleurs migrants logés en dortoir avaient bénéficié de tests gratuits de dépistage de la
COVID-19. Un groupe de travail interinstitutionnel avait été formé pour limiter la
propagation du virus dans les dortoirs des travailleurs migrants. Il avait permis au
Gouvernement de mobiliser rapidement les ressources requises, de veiller à la sécurité des
travailleurs migrants logés en dortoir et d’apporter un soutien complet aux travailleurs
migrants. Ces mesures de soutien comprenaient la fourniture de repas quotidiens et de
produits de première nécessité, ainsi que la mise à disposition d’un accès sans fil à Internet
et de cartes SIM pour la communication avec les familles. Le Gouvernement avait veillé à ce
que les travailleurs migrants continuent de recevoir leur salaire. Les problèmes de santé
physique et mentale avaient également été pris en charge par des services de télémédecine et
de conseil.
39.
Le Gouvernement collaborait avec les exploitants de dortoirs et les employeurs pour
revoir globalement les normes et les méthodes de gestion appliquées aux dortoirs pour
travailleurs migrants. Il s’employait également à renforcer la réglementation relative au
logement des travailleurs migrants et à construire à leur intention de nouveaux dortoirs qui
leur offriraient de meilleures conditions selon les normes fixées par l’Organisation
internationale du Travail.
40.
La délégation de Singapour est revenue sur la liberté d’expression et la liberté de
réunion à Singapour, sur la politique singapourienne en matière d’ordre public et sur les
questions de race et de religion.
41.
Une expression libre et responsable était vitale pour la démocratie singapourienne, et
des débats vigoureux portant sur un large éventail de sujets avaient lieu ouvertement et
fréquemment, en ligne comme hors ligne. Cela étant, les technologies modernes avaient
associé de nouveaux défis à la liberté d’expression. L’expression est aujourd’hui plus
susceptible d’être influencée et manipulée par des mensonges proférés en ligne. Ce qui était
particulièrement préjudiciable à une société compacte et très diversifiée comme Singapour.
Singapour avait par conséquent adopté une approche sociétale globale fondée sur des mesures
d’éducation et de communication publiques ainsi que sur des dispositions législatives, telle
que la loi relative à la protection contre les fausses informations et les manipulations en ligne.
42.
La loi relative à la protection contre les fausses informations et les manipulations en
ligne visait avant tout la correction, à savoir qu’il était demandé aux auteurs d’associer des
faits à leurs informations. Une méthode qui s’apparentait à la manière dont les grands médias
sociaux marquent les fausses informations. Il n’était pas demandé aux auteurs de supprimer
les informations. La loi s’appliquait seulement aux fausses déclarations de faits affectant
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GE.21-09348