A/HRC/49/15
31.
Le Malawi a félicité Antigua-et-Barbuda pour les progrès réalisés depuis le deuxième
cycle d’examen, notamment la formation plus poussée des membres des forces de l’ordre
concernant le traitement des cas de violence domestique et de violence sexuelle et la mise en
œuvre de la loi de 2015 sur la violence domestique. Il a noté que le Médiateur était chargé
d’enquêter sur les plaintes déposées par des particuliers contre des fonctionnaires et des
autorités légales.
32.
La Malaisie a félicité Antigua-et-Barbuda pour ses actions de reconstruction menées
en dépit des difficultés liées à la pandémie de COVID-19 et à l’ouragan Irma. Elle a salué
l’adoption de la loi sur le handicap et l’égalité des chances en 2017 et le dévoilement de la
politique nationale de protection de l’enfance en 2021. Elle a également salué les mesures
positives prises pour sensibiliser à la violence domestique et à la violence sexuelle à l’égard
des femmes.
33.
Les Maldives ont salué le rôle de premier plan joué par Antigua-et-Barbuda en matière
d’engagements environnementaux, notamment l’interdiction des plastiques à usage unique,
et ont loué son engagement à ramener ses émissions nettes à zéro d’ici à 2050. Ces
engagements constituaient des avancées ambitieuses en matière de protection de
l’environnement pour les générations futures.
34.
En réponse aux interventions, Antigua-et-Barbuda a assuré qu’aucune exécution
n’avait eu lieu depuis les années 1980. À ce sujet, dans ses dernières instructions de
procédure et directives concernant les peines (2020), la Cour suprême des Caraïbes orientales
avait établi le seuil de violence requis pour envisager la peine de mort en précisant que le
crime en question devait être « le pire des pires » et « le plus rare des rares ».
35.
Antigua-et-Barbuda a déclaré que la communauté lesbienne, gay, bisexuelle,
transgenre et intersexe n’était pas la cible de graves discriminations. De nombreuses
personnalités connues appartenant à cette communauté vivaient et travaillaient librement
parmi leurs concitoyens. La Constitution interdisait toute discrimination fondée sur le genre,
le sexe ou la croyance. Les LGBTI bénéficiaient d’un traitement égal devant les tribunaux
pénaux et de la même protection. Si l’interdiction des relations homosexuelles restait inscrite
dans la loi, elle n’avait jamais été invoquée dans le cas d’adultes consentants de même sexe
mais uniquement dans le cas d’infractions commises contre des mineurs. Compte tenu de la
culture fortement chrétienne de l’État, la suppression de cette disposition légale prendrait du
temps et nécessiterait une sensibilisation à long terme de l’ensemble de la population.
36.
S’agissant de la violence à l’égard des femmes, la Direction des questions de genre
avait porté assistance aux victimes de violence fondée sur le genre et coopéré avec le
Ministère de l’éducation pour mener des actions de sensibilisation à la violence domestique
à l’intention des garçons et des filles dans les écoles. Les victimes avaient bénéficié d’un
appui, notamment au moyen d’un service d’assistance téléphonique conçu pour elles. Depuis
les modifications apportées au moyen de la loi sur la violence domestique en 2015, le nombre
de signalements de cas de violence domestique avait augmenté, ce qui signifiait que l’accès
aux mécanismes de signalement était meilleur. Les agents de police, les magistrats, les
procureurs et les avocats avaient reçu une formation approfondie sur la manière de traiter les
cas de violence domestique. La loi sur la violence domestique autorisait la mise en œuvre
d’ordonnances de protection, qui permettaient à la police d’éloigner l’auteur présumé des
faits et de protéger la victime, même si celle-ci n’avait pas porté plainte pour violence
domestique.
37.
L’État a admis que le seul établissement pénitentiaire du pays accueillait plus de
240 détenus et nécessitait une reconstruction. Il était décidé à le reconstruire et à mettre en
place un nouvel établissement pénitentiaire mais, en raison de la pandémie de COVID-19, le
financement semblait hors de portée. Afin d’améliorer la situation, l’État avait néanmoins
créé une structure distincte pour les personnes placées en détention provisoire. En outre, il
avait reconnu la nécessité d’améliorer les conditions de détention des personnes qui
purgeaient des peines, ce qui n’était possible qu’avec l’aide de la communauté internationale
et d’autres parties prenantes.
38.
S’agissant du droit à un environnement propre, élément clé d’un niveau de vie
adéquat, Antigua-et-Barbuda avait été le premier État de la région à interdire les plastiques à
usage unique et à s’engager à parvenir à l’absence d’émissions nettes d’ici à 2050. Il
GE.21-19308
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