A/HRC/43/7
9.
Ces résultats étaient le fruit de la mise en œuvre de politiques publiques visant
spécifiquement à améliorer les conditions de vie de tous les Boliviens. Entre 2010 et 2018,
dans le cadre de la mise en œuvre du troisième pilier de l’Agenda patriotique 2025, les
dépenses publiques dans le domaine de l’éducation étaient passées de 10 à plus de
23 milliards de bolivianos, et en 2019 elles représentaient 11 % du budget de l’État. La
redistribution des plus-values économiques avait permis à plus de 10 millions d’étudiants
de bénéficier du système de bons d’études Juancito Pinto, dont l’objectif était d’améliorer
le taux de fréquentation scolaire. En outre, le programme national de postalphabétisation
intitulé « Je peux continuer » avait permis de ramener le taux d’analphabétisme à 2,4 % et
de faire en sorte que 159 135 personnes de plus de 15 ans terminent le cycle primaire.
10.
Entre 2006 et 2016, l’investissement public dans le domaine de la santé était passé
de 5,1 à 7,8 % du produit intérieur brut. En février 2019, un système de santé unifié avait
été mis en place, garantissant l’accès gratuit aux soins de santé pour les personnes qui
n’étaient pas couvertes par la sécurité sociale à court terme; 5 millions de personnes
environ en avaient bénéficié. Grâce aux politiques adoptées par le Gouvernement,
l’espérance de vie avait augmenté de neuf ans pour les femmes et de sept ans pour les
hommes. Entre 2008 et 2016, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans était passé
de 63 à 29 pour 1 000 naissances vivantes et la malnutrition chronique avait diminué de
27,1 à 16 % chez les enfants de moins de 5 ans et de 20,3 à 15,2 % chez les enfants de
moins de 2 ans.
11.
S’agissant du droit au travail, entre 2005 et 2017, le taux de chômage était passé de
8,1 à 4,5 %, l’un des taux les plus faibles de la région. En outre, le salaire minimum
national avait augmenté à un rythme supérieur à celui de l’inflation.
12.
Entre 2014 et 2018, 95 990 logements avaient été construits, améliorés, agrandis
et/ou rénovés; environ 23 % de ces logements avaient été attribués à des personnes âgées,
des personnes handicapées ou des femmes. Pendant la même période, le programme « Mon
eau » avait garanti l’accès à des sources d’eau améliorées à 94 % de la population urbaine
et 67 % de la population rurale. La couverture des communications avait été élargie grâce à
la création de plus de 2 500 télécentres d’éducation et de santé.
13.
L’État plurinational de Bolivie avait adopté la Déclaration des Nations Unies sur les
droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales, un outil
essentiel pour lutter contre la discrimination et promouvoir des conditions de vie décentes
dans les zones rurales. Le Gouvernement avait encouragé une politique de redistribution
des terres aux peuples autochtones et paysans, en mettant l’accent sur l’octroi de titres
fonciers aux femmes.
14.
L’État plurinational de Bolivie avait été l’un des auteurs de la résolution de
l’Assemblée générale proclamant 2019 Année internationale des langues autochtones. Au
niveau régional, le pays avait encouragé la création de l’Institut interaméricain des langues
autochtones, et au niveau national il avait mis en œuvre diverses politiques de protection de
ces langues. Les langues autochtones faisaient partie du système éducatif national et leur
connaissance était indispensable pour obtenir un emploi dans la fonction publique.
15.
L’État plurinational de Bolivie était le premier pays d’Amérique du Sud à avoir
ratifié l’Accord régional sur l’accès à l’information, la participation publique et l’accès à la
justice à propos des questions environnementales en Amérique latine et dans les Caraïbes
(Accord d’Escazú). Il avait également encouragé la création de la Plateforme des
communautés locales et des peuples autochtones pour faciliter la participation de ces
groupes à la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur les changements climatiques.
16.
En 2018, dans le but d’améliorer l’accès à la justice et de créer une juridiction
spécialisée dans les questions relatives aux droits et libertés individuels, 22 chambres
constitutionnelles avaient été créées au sein des tribunaux départementaux. En 2019, un
recensement complet des prisons avait permis d’obtenir des informations statistiques
objectives sur la situation des personnes privées de liberté et d’élaborer des politiques
pénitentiaires globales. Afin de faire la lumière sur les violations des droits de l’homme qui
avaient été commises entre 1964 et 1982, le Gouvernement avait créé en 2016 une
Commission de la vérité, qui était en train de rédiger son rapport final.
GE.19-21784
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