A/HRC/42/4
49.
Le Honduras a approuvé la ratification des principaux instruments internationaux
relatifs aux droits de l’homme et du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Il a
pris acte des modifications constitutionnelles de juillet 2016 qui avaient débouché sur une
réforme législative visant à se conformer aux normes internationales relatives aux droits de
l’homme.
50.
Répondant aux interventions, la délégation albanaise a fait observer que l’État
s’efforçait de réduire la pauvreté dans les minorités rom et égyptienne et la discrimination à
leur égard. Le document directif d’inclusion sociale 2016-2020 − un cadre national de suivi
comportant des indicateurs sur la réduction de la pauvreté, l’emploi, la santé, l’éducation,
les besoins fondamentaux, la participation et les droits de l’homme − abordait l’inclusion
sociale au moyen d’une approche interdisciplinaire. Le Plan d’action national en faveur des
Roms et des Égyptiens 2016-2020 portait sur l’intégration, l’enregistrement des actes d’état
civil, la promotion de l’emploi et le droit aux prestations sociales.
51.
L’Albanie avait renforcé son cadre juridique contre la traite des êtres humains en
adoptant des procédures opératoires standard et le Plan d’action national de lutte contre la
traite des personnes 2018-2020. Les structures de lutte contre la traite avaient consolidé
leurs capacités d’enquête en vue d’un dépistage précoce à l’intérieur et à l’extérieur du pays
sur la base de ces procédures. Par ailleurs, le Gouvernement finançait des organisations non
gouvernementales qui fournissaient des services sociaux aux victimes.
52.
Plusieurs mesures avaient été prises pour lutter contre le phénomène de la vendetta.
La Direction générale de la police nationale avait constitué une base de données sur toutes
les familles touchées. En 2018, l’Albanie avait adopté un plan d’action pour prévenir,
détecter et réunir des informations sur les actes criminels commis dans le cadre de
vendettas ou par vengeance, et lutter contre ces actes.
53.
L’Albanie avait modifié la loi no 69/2012 sur le système d’enseignement
préuniversitaire afin de mettre en place un dispositif plus efficace pour donner effet au droit
à l’éducation pour tous sans distinction. Plusieurs activités avaient été entreprises pour
assurer une éducation de qualité, égale et inclusive, notamment par l’intégration des enfants
handicapés dans le système éducatif général des jardins d’enfants et des écoles. Par ailleurs,
le nombre d’élèves en rupture scolaire avait diminué. Les enfants roms et égyptiens
bénéficiaient de bourses d’études pour suivre un enseignement supérieur et professionnel.
54.
En ce qui concerne les droits des personnes handicapées, la loi no 93/2014 prévoyait
l’autonomie de vie et un soutien pour surmonter les obstacles. Elle introduisait des services
communautaires fondés sur les principes du modèle social du handicap.
55.
L’Albanie avait pris des mesures pour faire appliquer le droit dans les établissements
pénitentiaires, notamment la tolérance zéro pour toute forme d’abus de pouvoir et
l’amélioration sensible des conditions de détention. La question de la surpopulation
carcérale avait été réglée et le pays connaissait actuellement un dépeuplement des prisons,
avec 900 places disponibles, soit un taux de vacance de postes de 14 %, grâce à l’ouverture
d’une nouvelle prison à Shkodra et la construction de deux nouveaux bâtiments de
détention à Tirana.
56.
Une commission parlementaire ad hoc sur la réforme électorale, créée en 2017,
examinait actuellement un projet de loi sur les modifications apportées au Code électoral,
élaboré sur la base de recommandations d’experts internationaux et locaux.
57.
L’Albanie disposait d’un plan d’action et d’un mécanisme de surveillance dans le
domaine des droits de l’homme destinés à permettre aux autorités nationales compétentes
de suivre plus facilement l’application des recommandations des mécanismes des
Nations Unies y relatifs.
58.
En outre, l’Albanie appliquait le Plan d’action national en faveur des lesbiennes,
gays, bisexuels, transgenres et intersexes et apportait un appui aux organisations non
gouvernementales se consacrant aux droits de cette communauté. Elle avait mis en place un
service d’assistance téléphonique gratuit pour les victimes de violence, notamment les
enfants.
GE.19-11255
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