A/HRC/48/6
le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et les titulaires de mandat au
titre d’une procédure spéciale du Conseil des droits de l’homme, s’était accrue.
11.
La délégation a présenté des informations sur la suite donnée aux recommandations
reçues dans le cadre du précédent cycle de l’Examen périodique universel.
12.
Dans le cadre du dialogue instauré pour parvenir à la paix et à la réconciliation
nationale, un consensus avait été obtenu entre le Gouvernement et le plus grand parti
d’opposition, la Résistance nationale mozambicaine (RENAMO), qui avait permis au
Parlement d’adopter une nouvelle série de lois électorales.
13.
En ce qui concernait le droit de participer à la vie politique et le droit de vote, il existait
peu de restrictions légales à la participation politique des citoyens mozambicains. Les
véritables obstacles étaient la pauvreté, l’analphabétisme, le manque d’accès à l’information
et l’inégalité de genre.
14.
Au Mozambique, le droit à la liberté d’expression, le droit à la liberté de la presse et
le droit à l’information étaient garantis par la Constitution. Les médias s’étaient énormément
développés et diversifiés au cours des dernières années.
15.
Le Mozambique avait pris plusieurs mesures dans le but de lutter contre la traite des
personnes, telles que l’adoption, en 2018, d’une loi transposant dans le droit interne le
Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale
organisée visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des
femmes et des enfants, et avait établi un cadre juridique visant à prévenir et à combattre la
traite des personnes. Un examen de la loi sur la traite des personnes avait aussi été entrepris
sous la supervision de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.
16.
La réforme du système d’administration de la justice, notamment grâce à
l’approbation du nouveau Code pénal et du Code de procédure pénale, et à l’adoption du
Code d’exécution des peines, constituait un progrès important.
17.
Par suite de la situation économique et financière du pays, les effectifs de police
étaient demeurés très faibles malgré les mesures prises récemment pour recruter et former de
nouveaux policiers. Cette formation, qui comprenait un volet consacré aux droits de
l’homme, était obligatoire.
18.
Le Gouvernement avait adopté des réformes du secteur pénitentiaire dans le but de
garantir les droits de l’homme fondamentaux. Il avait pris, avec ses partenaires, des mesures
visant à améliorer progressivement les conditions de détention ; ces dernières mettaient en
particulier l’accent sur la réhabilitation des lieux de détention et l’application judicieuse de
mesures de substitution à l’emprisonnement par les magistrats de manière à remédier à la
surpopulation carcérale qui demeurait l’un des plus graves défis rencontrés par le système
pénitentiaire. Le Gouvernement avait, par ailleurs, lancé une campagne de vaccination dans
les prisons afin de protéger les prisonniers de la COVID-19.
19.
La Commission centrale chargée de la déontologie dans le secteur public avait été
constituée dans le but de lutter contre la corruption et de promouvoir la transparence, et
diverses mesures avaient été adoptées, parmi lesquelles la loi no 13/2020 du 23 décembre
2020 portant création du régime spécial de confiscation et de recouvrement d’actifs.
20.
Les actions menées dans le but de lutter contre la discrimination et la violence envers
les femmes avaient notamment donné lieu à l’adoption de la politique en matière de genre et
de la stratégie pour sa mise en œuvre (2018), ainsi que du plan national visant à prévenir et à
combattre la violence fondée sur le genre (2018-2021). Le Mozambique affichait l’un des
pourcentages de femmes au parlement national les plus élevés, sur le continent et dans le
monde, et cette proportion s’était accrue au cours des ans.
21.
Un grand nombre de lois, de politiques, de plans et d’autres mesures avaient été
adoptés dans le but de promouvoir le bien-être et la protection des enfants. En particulier, la
loi no 19/2019 du 22 octobre 2019 visant à prévenir et à combattre les unions prématurées
avait été promulguée, et la loi sur la famille avait été révisée de manière à éliminer la
disposition autorisant le mariage de personnes de moins de 18 ans avec le consentement des
parents.
GE.21-08604
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