A/HRC/52/12
Introduction
1.
Le Groupe de travail sur l’Examen périodique universel, créé par la résolution 5/1 du
Conseil des droits de l’homme, a tenu sa quarante et unième session du 7 au 18 novembre
2022. L’Examen concernant l’Algérie a eu lieu à la 9 e séance, le 11 novembre 2022.
La délégation algérienne était dirigée par Abderrachid Tabi, Ministre de la justice et Garde
des sceaux. À sa 16e séance, le 16 novembre 2022, le Groupe de travail a adopté le présent
rapport concernant l’Algérie.
2.
Le 12 janvier 2022, afin de faciliter l’Examen concernant l’Algérie, le Conseil des
droits de l’homme avait constitué le groupe de rapporteurs (troïka) suivant : Brésil, Érythrée
et Pakistan.
3.
Conformément au paragraphe 15 de l’annexe à la résolution 5/1 et au paragraphe 5 de
l’annexe à la résolution 16/21 du Conseil, les documents ci-après avaient été établis en vue
de l’Examen concernant l’Algérie :
a)
Un rapport national établi conformément au paragraphe 15 (al. a))1 ;
b)
Une compilation établie par le Haut-Commissariat aux droits de l’homme
(HCDH) conformément au paragraphe 15 (al. b))2 ;
c)
Un résumé établi par le HCDH conformément au paragraphe 15 (al. c))3.
4.
Une liste de questions élaborée à l’avance par l’Allemagne, l’Angola, la Belgique,
le Canada, l’Espagne, les États-Unis d’Amérique, le Liechtenstein, le Panama, le Portugal
(au nom du Groupe d’amis pour les mécanismes nationaux d’application, d’établissement
des rapports et de suivi), le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et
la Slovénie avait été transmise à l’Algérie par l’intermédiaire de la troïka. Cette liste peut être
consultée sur le site Web de l’Examen périodique universel.
I. Résumé des débats
Exposé de l’État objet de l’Examen
A.
5.
Dans sa déclaration, le Ministre de la justice a indiqué que le rapport de l’Algérie
soumis au titre du quatrième cycle de l’Examen périodique universel reflétait les réalisations
accomplies depuis le précédent rapport, présenté en mai 2017, et a réaffirmé l’engagement
résolu de l’État algérien à œuvrer au renforcement et à la protection des droits de l’homme
partout dans le monde, y compris au profit des peuples colonisés ou sous contrôle étranger,
par devoir de solidarité avec les victimes et les sans-voix.
6.
Le Ministre de la justice a évoqué les différents événements qu’avait connus l’Algérie
depuis le précédent cycle de l’Examen périodique universel, notamment le mouvement
populaire citoyen du 22 février 2019 appelé « Hirak ». Ce dernier avait été un test
extraordinaire de par le caractère pacifique de ses manifestations, la forte mobilisation de ses
composantes et son inspiration, qui avait transcendé les querelles partisanes, les sensibilités
associatives et les intérêts personnels. Le Hirak avait aussi été le point de départ d’une prise
de conscience collective, qui avait permis aux citoyens algériens de se réapproprier l’espace
public et le paysage politique en s’opposant résolument à de nombreux abus qui avaient
trop duré.
7.
Le Ministre de la justice a abordé les larges consultations lancées en adoptant une
vision axée sur la transformation des revendications du Hirak au niveau des institutions de la
République, l’introduction d’un changement progressif de l’intérieur ainsi que la préservation
de la continuité de l’État, de son unité territoriale, de son indépendance et de sa stabilité.
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A/HRC/WG.6/41/DZA/1.
A/HRC/WG.6/41/DZA/2.
A/HRC/WG.6/41/DZA/3.
GE.22-27762
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