A/HRC/27/7
27.
Des efforts énergiques étaient déployés pour diffuser des informations sur la
violence sexiste et sensibiliser tant les victimes potentielles que la société en général. Selon
des données de l’Union européenne, la prise de conscience en matière de violence familiale
était nettement supérieure à la moyenne au Portugal. La capacité du pays à apporter un
soutien psychosocial s’était accrue; en outre, les agents des forces de sécurité recevaient
une formation sur la manière adéquate de traiter les cas de violence familiale et sur
l’identification proactive des situations de violence familiale.
28.
Le Portugal avait grandement accru ses capacités en matière de protection des
victimes de violences familiale et sexiste. Il avait non seulement élargi le service de
téléassistance mais aussi intensifié le recours aux mesures de surveillance, à savoir le port
d’un bracelet électronique par les délinquants, assuré le transport en toute sécurité des
victimes et de leurs enfants, renforcé l’action de soutien et la capacité des foyers, en
particulier en situation d’urgence et, enfin, institué un dispositif de soutien et de
sécurisation en faveur des personnes prises en charge à leur sortie de ces foyers. L’accès au
logement était facilité par un réseau de municipalités et l’Organisme pour l’habitat et la
réhabilitation urbaine. Le cinquième Plan national mettait davantage l’accent sur la
prévention et renforçait les activités de sensibilisation, en ciblant particulièrement les
victimes les plus vulnérables, dont les personnes âgées et les femmes vivant en milieu rural.
29.
Au sujet de l’égalité entre les sexes, selon l’Organisation de coopération et de
développement économiques, 62 % des postes de la fonction publique portugaise étaient
occupés par des femmes. Les femmes occupaient 38 % des postes de haut niveau et 58 %
des postes intermédiaires. Une résolution du Conseil des ministres adoptée en 2012 exigeait
que toutes les entreprises publiques approuvent et mettent en œuvre un plan en faveur de
l’égalité. La loi-cadre de 2013 relative aux entreprises publiques disposait que le poste de
président du conseil d’administration de ces entreprises devait être occupé par roulement
par un homme et par une femme et exigeait que les femmes et les hommes soient
représentés au minimum à hauteur de 33 % dans ces conseils.
30.
La discrimination salariale fondée sur le sexe était interdite au Portugal. Selon
Eurostat, dans le pays l’écart de rémunération moyen entre hommes et femmes était en
2012 de 15,7 %, chiffre inférieur à la moyenne de l’Union européenne. Un rapport
concernant les femmes sur le marché du travail, récemment demandé par le Gouvernement,
allait être examiné avec les partenaires sociaux. Une résolution du Conseil des ministres
adoptée en mars 2013 exigeait l’établissement de rapports sur les écarts de rémunération
entre hommes et femmes ainsi que sur les actions visant à les réduire.
B.
Dialogue et réponses de l’État examiné
31.
Au cours du dialogue, 74 délégations ont fait des déclarations. Les recommandations
faites à cette occasion se trouvent dans la section II du présent rapport.
32.
La République tchèque a salué les efforts déployés par le Portugal dans le cadre de
la Stratégie nationale pour l’intégration des Roms en vue d’améliorer l’accès des Roms à
l’éducation et a appelé l’attention sur les difficultés rencontrées pour traiter les facteurs
sociaux sous-jacents et assurer l’entière coopération de toutes les parties prenantes.
33.
L’Équateur a salué la création de la Commission nationale des droits de l’homme.
Il a félicité le Portugal d’avoir, au cours des dernières années, donné la priorité à la lutte
contre la violence sexiste, la traite des êtres humains et les mutilations génitales féminines,
s’ajoutant à l’action pour l’intégration des communautés roms et en faveur des migrants,
des personnes handicapées et des personnes âgées.
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GE.14-07604