A/HRC/27/7
contre la torture, ainsi que les efforts qu’il déployait pour se doter de politiques relatives
aux migrants et lutter contre le racisme et la discrimination.
112. La Côte d’Ivoire a pris note des mesures prises par le Portugal depuis le précédent
EPU, dont la création de la Commission nationale des droits de l’homme. Elle a salué les
politiques suivies pour combattre la discrimination et la haine raciale et religieuse,
promouvoir l’intégration des minorités et des migrants, qui s’ajoutaient à celles prises pour
combattre la violence familiale, protéger les enfants et améliorer la situation des personnes
handicapées.
113. L’Égypte a félicité le Portugal d’avoir lancé son Programme d’action pour
l’élimination des mutilations génitales féminines et d’avoir renforcé les moyens mis en
œuvre pour engager des poursuites dans les affaires de violence envers des femmes. Elle a
pris note des préoccupations exprimées par le Comité pour l’élimination de la
discrimination raciale concernant des manifestations de racisme ou de xénophobie.
L’Égypte a invité le Portugal à faire connaître ses meilleures pratiques pour ce qui était de
faire respecter les droits économiques, sociaux et culturels et d’éviter toute régression en
ces temps de difficultés économiques. Elle a en outre invité le Portugal à commenter ses
meilleures pratiques et les difficultés qu’il rencontrait pour assurer aux jeunes l’exercice
effectif de leurs droits de l’homme.
114. La République démocratique du Congo a pris note des efforts déployés par le
Portugal pour mettre en œuvre les recommandations du premier EPU, qui s’étaient traduits
notamment par la création de la Commission nationale des droits de l’homme et d’autres
instances, ainsi que par la ratification de plusieurs instruments internationaux relatifs aux
droits de l’homme. Le Portugal avait favorisé l’éducation en matière de droits de l’homme,
pris des mesures contre le racisme et la violence familiale et encouragé l’intégration sociale
des migrants. La République démocratique du Congo a demandé quels avaient été les effets
de la crise économique sur la mise en œuvre des recommandations.
115. Répondant succinctement à plusieurs questions, la délégation portugaise a indiqué
que le nombre de femmes engagées sur la base de contrats de travail de courte durée était
en diminution par rapport au nombre d’hommes dans la même situation. Au Portugal, la
proportion de femmes sur le marché du travail était la plus élevée d’Europe. Malgré la crise
financière, l’écart entre les taux d’emploi masculin et féminin avait diminué par rapport
à 2008.
116. Le Portugal se conformait aux recommandations du Groupe d’experts sur la lutte
contre la traite des êtres humains du Conseil de l’Europe et avait apporté les modifications
nécessaires à son Code pénal. La législation interne était pleinement conforme à la directive
de l’Union européenne sur la traite des êtres humains. Au nombre des mesures particulières
prises figuraient des activités de sensibilisation et des campagnes en direction des groupes
les plus vulnérables, en particulier les enfants. Le nombre d’équipes et de centres de
protection avait augmenté en dépit de la crise.
117. Face aux préoccupations exprimées au sujet de la violence familiale, il convenait
d’insister sur les actions menées pour mettre au jour la violence cachée dans les familles et
protéger les enfants et les personnes âgées. Proposée par le Portugal, la campagne conjointe
«Je tiens tête à la violence» (Contra a violência eu dou a cara) avait été organisée dans tous
les pays lusophones. Jamais autant de mesures n’avaient été prises pour protéger les
victimes. Le nombre de condamnations pour violence familiale augmentait d’année en
année. On dénombrait 119 foyers pour victimes de violence familiale ainsi que 132 centres
d’accueil et de soins, qui fournissaient aux victimes un soutien social, psychologique et
juridique s’inspirant du Manuel pour enquêter efficacement sur la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants; 113 places supplémentaires avaient été créées
pour l’accueil d’urgence des victimes.
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GE.14-07604