A/HRC/47/6 78. Les Philippines ont félicité la Mauritanie d’avoir adopté des lois sur la santé procréative, la protection de l’enfant, la discrimination et la prévention de la traite. Elles ont salué la ratification de la Convention de 1975 sur les travailleurs migrants (dispositions complémentaires) (no 143) ainsi que la Convention de 1976 sur les consultations tripartites relatives aux normes internationales du travail (no 144) de l’OIT. 79. La Pologne a pris acte des efforts déployés par la Mauritanie pour éradiquer l’esclavage, lutter contre les mutilations génitales féminines et empêcher que les femmes soient privées du droit de posséder des terres ou d’en hériter. Elle a constaté la pression exercée sur les systèmes sanitaires et sociaux par la pandémie de COVID-19. 80. Le Portugal a salué les mesures prises par la Mauritanie pour mettre en œuvre les recommandations issues de l’Examen et s’est félicité des engagements qu’elle avait pris au Forum mondial sur les réfugiés. Il a engagé la Mauritanie à les mettre en œuvre rapidement. 81. La Fédération de Russie a accueilli avec satisfaction les changements apportés par la Mauritanie dans le domaine de l’application des lois après le deuxième cycle d’Examen, en particulier son adhésion à des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme et leur incorporation effective dans le système juridique national. 82. Le Rwanda a pris note avec satisfaction de la création par la Mauritanie d’un mécanisme de mise en œuvre de la stratégie nationale d’intégration du genre, composé d’un comité présidé par le Premier Ministre et d’un groupe chargé du suivi des questions de genre. 83. L’Arabie saoudite a salué les efforts considérables que la Mauritanie avait déployés pour protéger et promouvoir les droits de l’homme et pour collaborer de façon constructive avec les mécanismes internationaux relatifs aux droits de l’homme. 84. La Serbie a félicité la Mauritanie d’avoir pris des mesures pour mettre en œuvre les recommandations issues du précédent cycle d’Examen et a salué les mesures en faveur de la participation des femmes à la vie publique et politique. 85. La Slovénie a salué l’adoption de la loi sur l’incrimination et la répression de l’esclavage et exhorté le Gouvernement à la faire appliquer de manière cohérente. 86. La Somalie a accueilli avec satisfaction les mesures prises par le Gouvernement mauritanien pour harmoniser la législation nationale avec ses obligations internationales en matière de droits de l’homme, dans le but de donner des orientations juridiques au pouvoir judiciaire et de renforcer les droits des citoyens. 87. L’Espagne a félicité la Mauritanie pour les mesures prises par la Commission nationale des droits de l’homme afin de favoriser une véritable participation de la société civile à la préparation à l’Examen. 88. Sri Lanka a salué l’adoption du projet de loi visant à lutter contre la violence à l’égard des femmes et des filles et la mise en place de procédures juridiques pour protéger les victimes. 89. Répondant aux questions, la délégation mauritanienne a affirmé que le pays avait entrepris ces dernières années plusieurs réformes visant à promouvoir les droits des personnes handicapées, parmi lesquelles on pouvait citer des mesures juridiques, institutionnelles et socioéconomiques. 90. Le Gouvernement était engagé en faveur de l’accélération de l’abandon volontaire de la pratique des mutilations génitales féminines. Ces dernières étaient désormais considérées comme un problème de santé publique. Le personnel de santé, notamment les gynécologues, les sages-femmes, les infirmiers-chefs de poste et les accoucheuses auxiliaires, avait servi de relais pour la sensibilisation en milieu sanitaire et surtout contre la médicalisation de l’acte de mutilation génitale féminine. 91. Pour ce qui était du mariage des enfants, le Gouvernement avait créé un comité multisectoriel chargé de l’élaboration et de la coordination des activités de lutte contre le mariage des enfants, composé de représentants des ministères concernés, de la société civile, du Fonds des Nations Unies pour la population et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance. Ce comité avait élaboré un plan d’action national en parallèle avec la campagne africaine de lutte contre le mariage des enfants. 8 GE.21-04660

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