A/HRC/47/6 122. Le Sénégal a salué les efforts que la Mauritanie avait déployés pour mettre en œuvre la feuille de route pour l’éradication des formes contemporaines d’esclavage, en consultation avec la population et des organisations de la société civile. 123. Djibouti a salué les mesures que la Mauritanie avait prises pour mettre en œuvre les recommandations reçues lors du précédent Examen, en particulier la réforme de la Constitution de 2017 visant à améliorer la démocratie et l’état de droit. 124. Dans ses observations finales, la délégation mauritanienne a souligné que les étrangers et non-musulmans étaient libres de pratiquer leur religion dans le respect des législations et des valeurs morales nationales. Tout Mauritanien qui changeait de religion commettait une infraction à la loi pénale et s’exposait aux sanctions prévues à cet effet. 125. La Mauritanie avait axé sa riposte à la pandémie de COVID-19 sur la prise en charge des groupes vulnérables. Le Gouvernement avait élaboré des directives opérationnelles pour l’intégration des droits de l’homme dans les initiatives de riposte à la pandémie. Des budgets considérables avaient été alloués au Ministère chargé des questions relatives aux droits de l’homme. Ces actions n’avaient pas eu d’effets sur les financements alloués initialement au programme socioéconomique destiné à promouvoir et à protéger les droits de l’homme. 126. Les pouvoirs publics avaient mis en place une nouvelle agence de solidarité et de lutte contre l’exclusion. Celle-ci avait financé 29 écoles primaires et 6 établissements scolaires. Elle avait également financé la construction de 20 postes de santé et de 6 systèmes d’adduction d’eau potable pour les populations en milieu rural. L’agence avait engagé un vaste programme de distribution de revenus aux ménages. Dans ce cadre, elle avait distribué des vivres à 20 200 ménages, dont 200 ménages étrangers. 127. Les pouvoirs publics avaient également engagé une première action d’assistance en espèces qui avait touché 187 000 ménages et une deuxième campagne qui avait touché 210 000 ménages, dans les centres urbains comme en milieu rural. 128. La définition du terrorisme en Mauritanie était conforme à celle retenue par les organisations régionales auxquelles le pays était partie prenante. Les actes de terrorisme étaient bien précisés, et leur définition, conforme à celle des instruments universels ; la lutte contre le terrorisme s’effectuait dans le respect des droits de l’homme. Le Comité national de lutte contre le terrorisme était fonctionnel, et les mécanismes de coopération, opérationnels et restructurés. La loi no 2005-048 du 27 juillet 2005 relative à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme avait été révisée en 2016. 129. La délégation mauritanienne a réaffirmé l’engagement de la Mauritanie à redoubler d’efforts pour promouvoir et protéger les droits de l’homme, et indiqué qu’elle comptait sur l’appui et le soutien de la communauté internationale à cet égard. II. Conclusions et/ou recommandations 130. Les recommandations ci-après seront examinées par la Mauritanie, qui donnera une réponse en temps voulu, au plus tard à la quarante-septième session du Conseil des droits de l’homme : 130.1 Accélérer la ratification des principaux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme auxquels la Mauritanie n’est pas encore partie, comme recommandé précédemment (Uruguay) ; 130.2 Ratifier la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (Rwanda) ; 130.3 Signer la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, comme recommandé précédemment (Arménie) ; 130.4 Ratifier la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide et le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort (Slovénie) ; GE.21-04660 11

Select target paragraph3