A/HRC/37/5 8. L’une des priorités du Gouvernement était de protéger et promouvoir les droits de l’homme des communautés autochtones en donnant au pluralisme culturel une place fondamentale dans le nouveau paradigme des droits de l’homme en Argentine. Cette nouvelle politique nationale globale, qui était conforme aux normes fondamentales relatives aux droits de l’homme, visait entre autres à garantir aux peuples autochtones le droit à des consultations préalables, l’accès à la terre et à un logement décent et l’exercice de leurs droits culturels. Afin que la transition vers le nouveau paradigme s’effectue correctement, le Gouvernement avait fait passer l’Institut national des affaires autochtones de l’autorité du Ministère du développement social à celle du Secrétariat aux droits de l’homme et au pluralisme culturel. 9. La délégation a insisté sur le fait que l’objectif du Gouvernement était de construire un pays sans xénophobie, sans discrimination et sans racisme. Elle a appelé l’attention sur l’adoption du décret présidentiel relatif à la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine et sur la mise en œuvre du programme pour les réfugiés syriens, les présentant comme des initiatives emblématiques des idéaux d’intégration et de dialogue du pays. 10. Le Gouvernement actuel poursuivait, avec une efficacité accrue, la politique nationale de vérité, de justice et de mémoire concernant les violations des droits de l’homme perpétrées pendant la dictature militaire. L’État était toujours partie, en tant que plaignant, à 220 procédures relatives à des crimes contre l’humanité. Sous le précédent gouvernement, il avait fait traduire en justice le chef des forces armées, et s’était opposé à toutes les demandes d’application d’une loi plus clémente (la loi « deux pour un ») à la détermination des peines de personnes condamnées pour crimes contre l’humanité. 11. Compte tenu du caractère fédéral de l’État, le Gouvernement s’employait à renforcer le Conseil fédéral des droits de l’homme et avait signé des accords de coopération avec toutes les provinces afin de promouvoir les bonnes pratiques en matière de droits de l’homme au niveau municipal. Le Comité national contre la torture allait bientôt être mis en place, et le Défenseur du peuple serait bientôt nommé. La délégation a souligné que l’Argentine avait entrepris, en coopération avec le Comité international de la Croix-Rouge, d’identifier « les héros argentins morts aux îles Malouines dont les tombes portaient l’inscription “Soldat argentin connu seulement de Dieu” ». 12. La délégation a mis l’accent sur la création d’un réseau visant à promouvoir le droit d’être informé de son identité biologique, faisant valoir qu’il s’agissait d’un outil important pour tous ceux qui ne pouvaient pas avoir accès aux mécanismes existants, réservés aux proches de personnes qui avaient été victimes d’enlèvements et de disparitions forcées pendant la dictature militaire. 13. Enfin, la délégation a souligné les efforts faits par le pays pour réduire la pauvreté et atteindre les objectifs de développement durable, notamment dans les domaines du logement, de l’accès aux services de base et de l’accès aux soins, et pour étendre les programmes de transfert en espèces existants et élaborer des politiques d’intégration sociale. La délégation a réaffirmé l’engagement de l’Argentine à construire un pays plus juste et plus égalitaire, reposant sur les valeurs de la coexistence pacifique, du dialogue interculturel et du respect de la diversité. B. Dialogue et réponses de l’État examiné 14. Au cours du dialogue, 79 délégations ont fait des déclarations. Les recommandations faites à cette occasion figurent dans la partie II du présent rapport. GE.17-23160 3

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