A/HRC/46/11 9. Deuxièmement, pour éviter les licenciements et la destruction du tissu entrepreneurial, le Gouvernement avait débloqué 40 millions d’euros pour financer des aides aux autoentrepreneurs et aux salariés, mis en place des crédits à taux zéro pour le refinancement des prêts et les frais de fonctionnement des entreprises à hauteur de 230 millions d’euros, et pris à sa charge la cotisation que versaient les employeurs au système de sécurité sociale pour les employés qui étaient au chômage partiel en raison du confinement. 10. Troisièmement, il était question d’octroyer des aides sociales nécessaires pour ne laisser personne démuni. Une allocation correspondant au salaire minimal avait été versée aux parents étant dans l’obligation de rester à domicile pour garder les enfants de moins de 14 ans ou présentant un handicap, lors de la période de confinement et a posteriori, lorsque l’enfant était confiné, pour avoir été en contact avec une personne positive. 11. Plus de 2 000 travailleurs saisonniers n’avaient pu retourner dans leur pays d’origine qu’à la fin du confinement. Le Gouvernement avait prolongé leur permis de séjour ainsi que leur couverture sociale. Les autorités andorranes s’étaient mobilisées pour trouver un logement aux travailleurs saisonniers, et leur avaient apporté des aides financières et alimentaires. 12. De nombreux efforts avaient été déployés sur le plan éducatif. Des cours à distance avaient été mis en place et, pour ne pas créer d’inégalités entre les enfants disposant de matériel informatique et ceux qui n’en avaient pas, du matériel informatique avait été prêté aux élèves qui en avaient besoin, en plus de la fourniture d’une connexion gratuite à Internet. Un service de garde pour les jeunes enfants avait également été créé pour les parents travaillant dans les secteurs essentiels. Les bourses pour la cantine et les montants du transport scolaire avaient été reversés directement aux familles pendant le confinement. Les enfants et jeunes en situation de vulnérabilité en raison du confinement avaient pu aussi recevoir un soutien psychologique. 13. La délégation andorrane a tenu à souligner l’immense effort économique que tout ceci avait représenté pour le Gouvernement. En effet, plus de 400 millions d’euros avaient été débloqués depuis le début de l’année 2020 pour répondre à la pandémie. Il convenait de noter que le budget initial du Gouvernement approuvé pour l’année 2020 était de 470 millions d’euros. 14. Une recommandation effectuée par le Comité des droits de l’enfant, à savoir l’adoption d’un plan national pour l’enfance et l’adolescence, avait été mise en œuvre. Le 15 février 2019, le Parlement avait adopté la loi qualifiée sur les droits de l’enfance et de l’adolescence, qui prévoyait l’adoption d’un tel plan. La préparation de ce dernier, qui intégrait la participation des enfants et des adolescents eux-mêmes, devrait se conclure en mars 2021. 15. L’Andorre allait pouvoir répondre dans les plus brefs délais à une autre recommandation qui avait souvent été formulée. En effet, une proposition de loi qualifiée sur la personne et la famille prévoyait de repousser l’âge minimal pour pouvoir se marier à 18 ans. 16. Le Parlement avait approuvé en février 2019 la loi pour l’égalité de traitement et la non-discrimination et, en décembre 2020, le Gouvernement examinerait une proposition de loi pour l’égalité de fait entre les femmes et les hommes. Par ailleurs, le Secrétariat d’État pour l’égalité et la participation citoyenne, l’Observatoire pour l’égalité, une commission pour les femmes et une commission pour la diversité avaient été créés. 17. Le 1er février 2019, une autre avancée importante avait été réalisée concernant les congés de maternité et de paternité. Le congé de maternité était passé de seize à vingt semaines et le congé de paternité, de deux à quatre semaines. 18. En ce qui concernait l’avortement, sa légalisation pourrait remettre en cause la stabilité du cadre institutionnel de son pays, voire son existence. L’Andorre était une coprincipauté, avec un coprince laïque, soit le Président de la République française, et un coprince épiscopal, soit l’évêque d’Urgell. Cela dit, le sujet de l’avortement était abordé régulièrement par la société civile andorrane. GE.20-17726 3

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